vendredi 4 novembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 460249 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:460249.20221104 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET |
(p)Vu la procédure suivante :(/p)
(p)La commune de Saint-Tropez (Var) a demandé au juge du référé du tribunal administratif de Toulon, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une part, d'ordonner la libération de l'emplacement référencé n° ND 10 du port de plaisance municipal et l'expulsion du bateau TENKARRA appartenant à M. B A des infrastructures du port dans un délai maximal de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, au besoin par le concours de la force publique aux frais et risques du défendeur et, d'autre part, d'enjoindre à M. A de procéder à l'évacuation du bateau TENKARRA des infrastructures du port de plaisance municipal sous astreinte d'une somme de 1 000 euros par jour de retard à compter de l'expiration du délai d'expulsion fixé par le tribunal. (/p)
(p)Par une ordonnance n° 2102075 du 26 octobre 2021, le juge des référés de ce tribunal a enjoint à M. A ainsi qu'à tous occupants de son chef de libérer l'emplacement référencé n° ND 10 du port de Saint-Tropez occupé irrégulièrement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, à l'expiration d'un délai de quinze jours à compter de la notification de cette ordonnance. (/p)
(p)Par un pourvoi, enregistré le 28 décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat d'annuler cette ordonnance.(/p)
(p)Par une décision du 23 novembre 2021 notifiée le 3 décembre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. A.(/p)
(p)Par une ordonnance du 1er mars 2022, notifiée le 10 mars 2022, le président de la section du contentieux a confirmé ce refus d'aide juridictionnelle.(/p)
(p)Vu les autres pièces du dossier ;(/p)
(p)Vu le code de justice administrative ;(/p)
(p)Considérant ce qui suit :(/p)
(p)1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".(/p)
(p)2. Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 de ce même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.(/p)
(p)3. Selon l'article R. 821-3 de ce même code : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ".(/p)
(p)4. En vertu du deuxième alinéa de l'article R. 612-1 de ce même code, le Conseil d'Etat, juge de cassation, peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, un pourvoi qui n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque l'obligation de représentation a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée.(/p)
(p)5. Le pourvoi de M. A ne fait pas partie de ceux que l'article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l'obligation de représentation par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Il n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation alors que la notification de la décision attaquée faisait mention de cette obligation. Il n'a pas été régularisé par M. A à la suite du rejet de sa demande d'aide juridictionnelle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 23 novembre 2021, confirmée par une ordonnance du président de la section du contentieux du 1er mars 2022, notifiée le 10 mars 2022. Ce pourvoi n'est donc pas recevable et ne peut, dès lors, être admis. (/p)
(p)ORDONNE :(/p)
(p)Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.(/p)
(p)Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.(/p)
(p)Copie en sera adressée à la commune de Saint-Tropez.(/p)
(p)Fait à Paris, le 4 novembre 202 (/p)
(p)Le président :(/p)
(p)Signé : Pierre Collin(/p)
(p)La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.(/p)
(p)Pour expédition conforme,(/p)
(p)Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :(/p)
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026