vendredi 5 août 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 460718 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:460718.20220805 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET |
Vu la procédure suivante :
L'association Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI) a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence (IEP) à lui verser, sur le fondement de la responsabilité contractuelle, la somme de 115 469 euros au titre de l'indemnisation du préjudice matériel et la somme de 25 000 euros au titre de l'indemnisation du préjudice moral. Par un jugement n° 1602518 du 4 juillet 2019, le tribunal administratif de Marseille a condamné l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence à verser à l'association MCCI la somme de 31 705 euros au titre de l'indemnisation des préjudices subis.
Par un arrêt n°19MA04728 du 22 novembre 2021, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel de l'association MCCI, porté la condamnation prononcée par le tribunal administratif à la somme de 100 037 euros, réformé dans cette mesure le jugement et rejeté l'appel incident formé par l'IEP d'Aix-en-Provence contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 janvier et 25 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'IEP d'Aix-en-Provence demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel incident et de rejeter l'appel principal de l'association MCCI ;
3°) de mettre à la charge de l'association MCCI la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le décret n°89-902 du 18 décembre 1989 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M M. Frédéric Gueudar-Delahaye, conseiller d'Etat
- les conclusions de Mme Mireille Le Corre, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à Me Balat, avocat de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, l'IEP d'Aix-en-Provence soutient que la cour administrative d'appel de Marseille :
- a commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits et les a dénaturés en jugeant que le contrat du 22 mars 2013 n'était pas entaché d'un vice d'une particulière gravité, alors que l'ancien directeur s'était rendu coupable d'un dol en gardant le silence devant le conseil d'administration sur l'existence de la convention de partenariat du 13 janvier 2012 et en n'informant pas le conseil d'administration de la conclusions d'une nouvelle convention ;
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en jugeant qu'il ne résultait pas de l'instruction que les conventions de partenariat devaient être préalablement approuvées par le conseil d'administration, alors que tel devait être le cas de la convention du 22 mars 2013 conformément aux dispositions de l'article 22 du décret n°89-902 du 18 décembre 1989 ;
- a commis une erreur de droit et l'a insuffisamment motivé en s'abstenant de rechercher, au besoin d'office, si l'absence de transmission des conventions de partenariat au président de l'université d'Aix-Marseille, au ministre chargé de l'enseignement supérieur et donc du ministre chargé des affaires étrangères ne les entachait pas d'un vice d'une particulière gravité ;
- commis une erreur de droit et l'a insuffisamment motivé en ne recherchant pas si l'association MMCI n'avait pas commis une faute de nature à atténuer la responsabilité de l'IEP d'Aix-en-Provence.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'IEP d'Aix-en-Provence n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence.
Copie en sera adressée à l'association Mauritius Chamber of Commerce and Industry.
Délibéré à l'issue de la séance du 13 juillet 2022 où siégeaient : M. Benoît Bohnert, assesseur, présidant ; M. Gilles Pellissier, conseiller d'Etat, M. Frédéric Gueudar-Delahaye, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 5 août 2022.
Le président :
Signé : M. Benoît Bohnert
Le rapporteur :
Signé : M. Frédéric Gueudar-Delahaye
La secrétaire :
Signé : Mme Corinne Sak
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026