mardi 10 mai 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 461351 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:461351.20220510 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Recours en révision |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) des 3 D et le groupement foncier agricole (GFA) du Vieux Logis ont demandé au tribunal administratif de Poitiers de condamner solidairement les sociétés Lisea et SNCF Réseau, en premier lieu, à verser la somme de 1 000 euros au centre d'études techniques et économiques forestières de la Charente, les sommes de 389 706 euros au GFA du Vieux Logis et de 37 024,44 euros au GAEC des 3 D avec intérêts au taux légal ou intérêts majorés en vertu du protocole d'accord d'octobre 2009, en deuxième lieu, de remettre en état certaines parcelles et à rétablir les clôtures, en troisième lieu, d'ordonner une expertise quant à la détermination des surfaces sous emprise et, en quatrième lieu, de condamner solidairement les sociétés Lisea et SNCF Réseau à leur verser une somme de 5 000 euros au titre de leur préjudice moral. Par un jugement n° 1500748 du 26 juin 2018, le tribunal administratif de Poitiers a condamné la société Lisea à verser les sommes de 2 000 euros au GFA du Vieux Logis et de 8 347,29 euros au GAEC des 3 D, avec intérêts au taux légal à compter du 23 mars 2015 et a rejeté le surplus de leurs demandes.
Par une ordonnance n° 18BX03219 du 12 octobre 2020, la présidente-assesseure désignée par la présidente de la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par le GAEC des 3 D et le GFA du Vieux Logis contre ce jugement.
Par une décision n° 447452 du 27 septembre 2021, le Conseil d'Etat ; statuant au contentieux, n'a pas admis le pourvoi formé par le GAEC des 3 D et le GFA du Vieux Logis contre cette ordonnance.
Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le GAEC des 3 D et le GFA du Vieux Logis demandent au Conseil d'Etat de réviser cette décision.
Par un courrier du 18 février 2022, notifié le 22 février 2022, le greffe de la 7ème chambre a invité le GAEC des 3 D à régulariser son pourvoi.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 834-1 du code de justice administrative : " Le recours en révision contre une décision contradictoire du Conseil d'Etat ne peut être présenté que dans trois cas : /1° Si elle a été rendue sur pièces fausses, /2° Si la partie a été condamnée faute d'avoir produit une pièce décisive qui était retenue par son adversaire, /3° Si la décision est intervenue sans qu'aient été observées les dispositions du présent code relatives à la composition de la formation de jugement, à la tenue des audiences ainsi qu'à la forme et au prononcé de la décision ". Aux termes de l'article R. 834-3 du même code : " Le recours en révision est présenté par le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat, même si la décision attaquée est intervenue sur un pourvoi pour la présentation duquel ce ministère n'est pas obligatoire ".
2. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
3. La requête du GAEC des 3 D et du GFA du Vieux Logis tend à la révision d'une décision du Conseil d'Etat, statuant au contentieux. La requête du GAEC des 3 D et du GFA du Vieux Logis n'a pas été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. En application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, le GAEC des 3 D a été, par lettre du 18 février 2022, notifiée le 22 février 2022, invité à régulariser la requête dans un délai de quinze jours à compter de la réception de cette lettre. Le GAEC des 3 D n'a, à ce jour, toujours pas régularisé sa requête. Dès lors, sa requête n'est pas recevable et, par suite, doit être rejetée.
O R D O N N E :
------------
Article 1er : Le pourvoi du GAEC des 3 D et du GFA du Vieux Logis n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au groupement agricole d'exploitation en commun des 3 D, représentant unique pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la société Lisea.
Fait à Paris, le 10 mai 2022.
Le conseiller d'Etat désigné : G. Pellissier
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de l'alimentation, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
461351
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410256
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.
03/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03088
03/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03164
03/04/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03165
03/04/2026