jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 461503 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:461503.20221027 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BAUER-VIOLAS, FESCHOTTE-DESBOIS, SEBAGH |
Vu la procédure suivante :
La communauté d'agglomération du Grand Rodez a demandé au tribunal administratif de Toulouse de condamner solidairement la société Eiffage Travaux Publics Sud -Ouest, sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle, et la société Jacques Rougerie, sur le fondement de la responsabilité contractuelle, à lui verser la somme de 160 008,62 euros en réparation du préjudice financier subi du fait des dommages causés à la propriété de M. A et de Mme B à l'occasion de travaux de terrassement préalables à la réalisation d'un complexe nautique dénommé " Aquavallon ".Par un jugement n° 1503324 du 19 décembre 2019, le tribunal administratif de Toulouse a, d'une part, mis hors de cause la société Jacques Rougerie puis condamné la société Eiffage Travaux Publics Sud-Ouest, sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle, à verser à la communauté d'agglomération une indemnité de 160 008,02 euros, et, d'autre part, statuant sur les appels en garantie, jugé que la société Edeis garantirait la société Eiffage Travaux Publics Sud-Ouest à hauteur de 30 % des condamnations prononcées à son encontre.
Par un arrêt n° 19BX00777 du 15 décembre 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur appel de la société Edeis, annulé ce jugement et rejeté la demande présentée par la communauté d'agglomération du Grand Rodez.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 février et 16 mai 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la communauté d'agglomération du Grand Rodez demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de la société Edeis et les conclusions de l'appel provoqué de la société Eiffage Travaux Publics Sud-Ouest ;
3°) de mettre à la charge de la société Eiffage Travaux Publics Sud-Ouest la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le code des marchés publics ;
- la loi n° 2008-561 du 17 juin 2008 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. David Guillarme, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Cécile Raquin, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas, Feschotte-Desbois, Sebagh, avocat de la communauté d'agglomération du Grand Rodez ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la communauté d'agglomération du Grand Rodez soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- inexactement interprété les termes du jugement du 11 juillet 2014 du tribunal administratif de Toulouse en jugeant qu'il avait rejeté les conclusions qu'elle avait présentées, rendant nulle et non avenue l'interruption de la prescription résultant de sa demande introduite devant ce même tribunal administratif le 6 mai 2010 ;
- commis une erreur de droit et une erreur de qualification juridique des faits en jugeant que le point de départ du délai de prescription de son action courait à compter du 19 juin 2008, soit à partir de la publication de la loi du 17 juin 2008 portant réforme de la prescription en matière civile, alors que la prescription quinquennale court à compter de la connaissance du dommage.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la communauté d'agglomération du Grand Rodez n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la communauté d'agglomération du Grand Rodez. Copie en sera adressé à la société Edeis, à la société Eiffage Travaux Publics Sud-Ouest et à la société Jacques Rougerie.
Délibéré à l'issue de la séance du 7 octobre 2022 où siégeaient : M. Olivier Japiot, président de chambre, présidant ; M. Benoît Bohnert, conseiller d'Etat et M. David Guillarme, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 27 octobre 2022.
Le président :
Signé : M. Olivier Japiot
Le rapporteur :
Signé : M. David Guillarme
La secrétaire :
Signé : Mme Pierrette KimfuniaUSP1TR3Q
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026