LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 461722

Conseil d'État — Décision N° 461722

vendredi 3 juin 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier461722
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:461722.20220603
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre jugeant seule
Avocat requérantSEREE DE ROCH LUDOVIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. D J, M. K d'Aldéguier, Mme A F et Mme I Dor-d'Aldéguier ont demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler les résultats des élections municipales partielles qui se sont déroulées le 5 décembre 2021 dans la commune de Montesquieu-Lauragais. Par un jugement n° 2107126 du 3 février 2022, le tribunal administratif a rejeté cette protestation.

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 20 février et 15 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. J et M. d'Aldéguier demandent au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de déclarer Mme B démissionnaire de son mandat de conseillère municipale antérieurement aux élections municipales partielles du 5 décembre 2021 ;

3°) d'annuler les résultats des élections municipales partielles qui se sont déroulées dans la commune de Montesquieu-Lauragais le 5 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code électoral ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat,

- les conclusions de Mme Marie Sirinelli, rapporteure publique ;

Considérant ce qui suit :

1. A la suite de la démission de deux conseillères municipales et du décès du maire de la commune de Montesquieu-Lauragais, commune de moins de 1000 habitants, des élections municipales partielles ont été organisées le 5 décembre 2021 afin de pourvoir les trois sièges vacants de conseillers municipaux. A l'issue de ces opérations électorales, trois candidats de la seule liste en présence, M. C H, M. L et M. E G ont été proclamés élus. Par un jugement du 3 février 2022, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté la protestation demandant l'annulation de cette élection. M. J et M. d'Aldéguier font appel de ce jugement.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L.2121-4 du code général des collectivités territoriales : " Les démissions des membres du conseil municipal sont adressées au maire. La démission est définitive dès sa réception par le maire, qui en informe immédiatement le représentant de l'Etat dans le département ". Il résulte de l'instruction que, par un courriel envoyé le 9 août 2021 aux membres du conseil municipal autres que le maire, Mme Fuser, conseillère municipale, a fait part de sa décision de démissionner de son mandat. Si elle indique dans ce courriel avoir informé le maire par courrier, il ne résulte toutefois pas des pièces versées à l'instruction que le maire aurait effectivement reçu la démission de Mme B, laquelle a d'ailleurs continué à siéger au sein du conseil municipal. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif a considéré que la démission de Mme B n'était pas effective et qu'ainsi, son siège ne devant pas être considéré comme vacant, les opérations électorales n'étaient pas irrégulières du fait que trois sièges étaient à pourvoir et non quatre.

3. En second lieu, dès lors comme il vient d'être dit que le siège de Mme B ne pouvait être considéré comme vacant, les requérants ne sont en tout état de cause pas fondés à soutenir que c'est à tort que les premiers juges ont écarté les moyens tirés de ce que le tableau de composition du conseil municipal, certifié par le maire le 30 septembre 2021 puis par son troisième adjoint le 25 octobre 2021, aurait méconnu le droit des habitants de la commune à être informés garanti par l'article L. 2141-1 du code général des collectivités territoriales et résulté d'une manœuvre frauduleuse, faute de faire état de la démission de Mme B.

4. Il suit de ce qui précède que M. J et M. d'Aldéguier ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement qu'ils attaquent, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur protestation.

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. J et M. d'Aldéguier une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : La requête de M. J et M. d'Aldéguier est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de M. H et autres présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. D J et M. K d'Aldéguier, à M. C H, premier dénommé pour l'ensemble des défendeurs, et au ministre de l'intérieur.

Délibéré à l'issue de la séance du 12 mai 2022 où siégeaient : M. Damien Botteghi, conseiller d'Etat, présidant ; M. Jean-Luc Nevache, conseiller d'Etat et Mme Anne Lazar Sury, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 3 juin 2022.

Le président :

Signé : M. Damien Botteghi

La rapporteure :

Signé : Mme Anne Lazar Sury

La secrétaire :

Signé : Mme Sinem Varis

.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions