vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 461820 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:461820.20221216 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | FIDAL DIRECTION PARIS |
Vu la procédure suivante :
L'association Club Bayard Equitation a demandé au tribunal administratif de Paris de prononcer la décharge de la taxe perçue en Ile-de-France à l'occasion de la construction, de la reconstruction ou de l'agrandissement de locaux à usage de bureaux, de locaux commerciaux et de locaux de stockage mise à sa charge par un titre de perception du 9 novembre 2018 pour un montant de 71 262 euros, majoré d'une somme de 7 126 euros. Par un jugement n° 1926434 du 20 mai 2021, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Par une ordonnance n° 21PA04117 du 22 février 2022, enregistrée le 23 février 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la présidente de la cour administrative d'appel de Paris a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi formé par l'association Club Bayard Equitation contre ce jugement, enregistré au greffe de cette cour le 20 juillet 2021.
Par ce pourvoi et un mémoire complémentaire, enregistré le 9 mai 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Club Bayard Equitation demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le jugement du 20 mai 2021 ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du sport ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Olivier Guiard, maître des requêtes,
- les conclusions de Mme Céline Guibé, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Bauer-Violas, Feschotte-Desbois, Sebagh, avocat de l'Association Club Bayard Equitation ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'elle attaque, l'association Club Bayard Equitation soutient que le tribunal administratif de Paris :
- a méconnu les dispositions de l'article R. 741-7 du code de justice administrative en l'absence de signature de la minute du jugement ;
- a commis une erreur de droit au regard du 7° de l'article L. 520-6 du code de l'urbanisme en jugeant que la circonstance que l'association UCPA Sport loisirs et elle-même n'avaient pas été reconnues d'utilité publique par un décret en Conseil d'Etat faisait obstacle à ce qu'elle se prévale de l'exonération de taxe prévue par cette disposition ;
- a commis une erreur de droit au regard du 2° de l'article L. 520-6 du code de l'urbanisme en jugeant que la circonstance que l'association UCPA Sport loisirs et elle-même n'étaient pas chargées d'une mission de service public ni n'avaient la qualité de délégataire de service public dans leurs rapports avec la ville de Paris faisait obstacle à ce qu'elle se prévale de l'exonération de taxe prévue par cette disposition ;
- a commis une erreur de droit au regard du 2° de l'article L. 520-6 du code de l'urbanisme en ne recherchant pas si les locaux en cause étaient ou non eux-mêmes affectés à un service public ;
- a commis une erreur de qualification juridique en jugeant que l'association UCPA Sport loisirs n'avait pas la qualité de fédération sportive au sens de l'article L. 131-8 du code du sport, alors qu'elle s'est vu accorder un agrément sur ce fondement par un arrêté du 29 septembre 2020.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association Club Bayard Equitation n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association Club Bayard Equitation.
Copie-en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de la séance du 28 novembre 2022 où siégeaient : Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Nicolas Polge, conseiller d'Etat et M. C B, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 16 décembre 2022.
La présidente :
Signé : Mme A D
Le rapporteur :
Signé : M. C B
La secrétaire :
Signé : Mme E
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :MI9LA5OH
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026