vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 462721 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:462721.20221216 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP RICHARD |
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Melun de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2011 et 2012. Par un jugement n° 1708035 du 25 juin 2020, le tribunal administratif de Melun a prononcé un non-lieu à statuer à concurrence du dégrèvement prononcé en cours d'instance, réduit d'une somme de 435 644 euros la base de son impôt sur le revenu au titre de l'année 2011, prononcé la décharge correspondante et rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Par un arrêt nos 20PA02008, 20PA02112 du 26 janvier 2022, la cour administrative d'appel de Paris, saisie en appel par le ministre de l'économie, des finances et de la relance d'une part, et par M. A d'autre part, a annulé les articles 2, 3 et 4 de ce jugement, rétabli M. A au rôle supplémentaire de l'impôt sur le revenu à raison des impositions déchargées par le tribunal et rejeté la requête de M. A.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 mars et 28 juin 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Agathe Lieffroy, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Céline Guibé, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de M. A ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. A soutient que la cour administrative d'appel de Paris :
- a commis une erreur de droit en jugeant que la proposition de rectification était suffisamment motivée alors que celle-ci ne faisait pas état des normes jurisprudentielles sur lesquelles étaient fondés les rehaussements d'impôt en cause ;
- l'a insuffisamment motivé et a commis une erreur de droit en se bornant, pour infirmer le jugement attaqué en tant qu'il a statué sur le caractère commercial des bénéfices tirés de son activité, à se fonder sur la teneur du moyen d'appel soulevé par l'administration fiscale et sur la circonstance qu'il s'était abstenu de le critiquer, sans constater par elle-même que ces bénéfices ne provenaient pas principalement de son activité d'enseignement ainsi que de la mise en œuvre de ses compétences propres en matière pédagogique ou technique ;
- l'a insuffisamment motivé en se bornant à affirmer, d'une part, pour écarter la déductibilité des factures émises par la société Le Froid parisien et la société 3R, que ces dernières sociétés avaient un objet social qui ne correspondait pas aux prestations fournies, sans préciser ni cet objet social ni ces prestations et, d'autre part, que les montants facturés étaient par leur importance sans rapport avec les chiffres d'affaires déclarés par les fournisseurs, sans préciser ni les uns ni les autres ;
- a commis une erreur de droit en se fondant sur la circonstance que les éléments versés au dossier par l'administration fiscale étaient de nature à faire douter de la réalité des prestations facturées, alors qu'il appartenait à celle-ci d'établir leur caractère fictif ;
- l'a insuffisamment motivé et a commis une erreur de droit en jugeant sans incidence la circonstance que l'administration s'était fondée sur la notion inopérante de maître de l'affaire pour imposer les sommes inscrites sur son compte courant d'associé sur le fondement du 2° du I de l'article 109 du code général des impôts, et en jugeant que la notion de maître de l'affaire justifiait les rectifications notifiées sur le fondement du 1° du I du même article du code général des impôts ;
- a méconnu la portée de ses écritures en affirmant qu'il ne contestait pas l'existence, le montant et l'appréhension des sommes créditées sur son compte courant d'associé.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de la séance du 28 novembre 2022 où siégeaient : Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Nicolas Polge, conseiller d'Etat et Mme Agathe Lieffroy, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 16 décembre 2022.
La présidente :
Signé : Mme Anne Egerszegi
La rapporteure :
Signé : Mme Agathe Lieffroy
La secrétaire :
Signé : Mme Fehmida Ghulam
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :CPB1NKFE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026