jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 462910 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:462910.20220922 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA, MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
La société Chalair Aviation a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Pau, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'une part, d'enjoindre au syndicat mixte Pyrénia de lui communiquer le rapport d'analyse des offres, les notes préparatoires aux auditions et les procès-verbaux de négociation relatifs à l'appel d'offre lancé par cet établissement public en vue de la passation d'une convention de délégation de service public pour l'exploitation de services aériens réguliers entre les aéroports de Tarbes-Lourdes et Paris-Orly et, d'autre part, d'annuler la procédure de passation de ce contrat de délégation de service public. Par une ordonnance n° 2200424 du 21 mars 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Pau a, d'une part, prononcé un non-lieu sur la demande de production des documents, d'autre part, annulé la procédure de passation de la convention à compter du stade de l'examen des candidatures par la commission de délégation de service public du syndicat mixte Pyrénia et, enfin, rejeté le surplus de la demande.
1° Sous le n° 462910, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 4 et 19 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Mixte Pyrenia demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance en tant qu'elle a annulé la procédure de passation ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de la société Chalair Aviation ;
3°) de mettre à la charge de la société Chalair Aviation la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 8 août 2022, la société Mixte Pyrenia déclare se désister purement et simplement de son pourvoi.
2° Sous le n° 462926, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 et 20 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Volotea SL demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance en tant qu'elle a annulé la procédure de passation ;
2°) statuant en référé, de rejeter la demande de la société Chalair Aviation ;
3°) de mettre à la charge de la société Chalair Aviation la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 28 juillet 2022, la société Volotea SL déclare se désister purement et simplement de son pourvoi.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () " ;
2. Les désistements de la société Mixte Pyrenia et de la société Volotea SL sont purs et simples. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il est donné acte des désistements de la société Mixte Pyrenia et de la société Volotea SL.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Mixte Pyrenia et à la société Volotea SL.
Copie en sera adressée à la société Chalair Aviation.
Fait à Paris, le 22 septembre 2022.
Le conseiller d'Etat désigné : G. Pellissier
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
462910, 462926
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026