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AccueilJurisprudence administrativeN° 463617

Conseil d'État — Décision N° 463617

mercredi 28 décembre 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier463617
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:463617.20221228
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP SEVAUX, MATHONNET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à l'indemniser de la part non réparée des préjudices consécutifs à un accident médical survenu le 30 janvier 2007. Par un jugement n° 1801812 du 3 mars 2020, le tribunal administratif a condamné l'ONIAM à lui verser une somme de 62 011 euros, sous déduction d'une provision déjà perçue de 21 500 euros.

Par un arrêt n° 20LY01377 du 3 mars 2022, la cour administrative d'appel de Lyon a, sur appel de M. B et appel incident de l'ONIAM, ramené la somme mise à la charge de l'ONIAM à 59 173,35 euros et rejeté le surplus des conclusions des parties.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 avril et 18 juillet 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt en tant qu'il lui fait grief ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel et de rejeter l'appel incident de l'ONIAM ;

3°) de mettre à la charge de l'ONIAM la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Jean-Dominique Langlais, conseiller d'Etat,

- les conclusions de M. Maxime Boutron, rapporteur public.

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de M. B.

Vu la note en délibéré, enregistrée le 24 novembre 2022, présentée par M. B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'il attaque, M. B soutient qu'il est entaché :

- d'erreur de droit en ce qu'il se fonde sur la pension d'invalidité qui lui est versée pour refuser d'indemniser son préjudice de retraite, alors que le versement d'une pension d'invalidité cesse à l'âge où le bénéficiaire fait valoir ses droits à la retraite ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que son état ne requiert pas un fauteuil roulant motorisé ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que le préjudice lié aux frais de réaménagement de son logement ne présente pas un caractère certain ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime qu'il n'est pas établi qu'il aurait bénéficié entre 2007 et 2024 d'une chance sérieuse d'augmenter ses revenus professionnels dont la privation serait constitutive d'une incidence professionnelle.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.

Délibéré à l'issue de la séance du 24 novembre 2022 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, président de chambre, présidant ; M. Alain Seban, conseiller d'Etat et M. Jean-Dominique Langlais, conseiller d'Etat-rapporteur.

Rendu le 28 décembre 2022.

Le président :

Signé : M. Jean-Philippe Mochon

Le rapporteur :

Signé : M. Jean-Dominique Langlais

Le secrétaire :

Signé : M. Bernard Longieras

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