vendredi 25 novembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 464151 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:464151.20221125 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET ROUSSEAU, TAPIE |
Vu la procédure suivante :
Le président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté de l'ordre des vétérinaires a porté plainte le 10 janvier 2019 contre M. D C et M. A B devant la chambre régionale de discipline de Bourgogne Franche Comté. Par une décision du 26 novembre 2020, la chambre régionale de discipline a, d'une part, infligé à M. C les sanctions de l'interdiction d'exercice de la profession de vétérinaire pour une durée d'un an sur l'ensemble du territoire national et de l'interdiction de faire partie d'un conseil de l'ordre pendant une durée de dix ans et, d'autre part, infligé à M. B les sanctions de l'interdiction d'exercice de la profession de vétérinaire pour une durée de deux ans sur l'ensemble du territoire national, dont un an assorti du sursis, et de l'interdiction de faire partie d'un conseil de l'ordre pendant une durée de dix ans.
Par une décision du 18 mars 2022, la chambre nationale de discipline de l'ordre des vétérinaires, saisie d'appels formés par M. C et M. B, a réformé la décision de la chambre disciplinaire de première instance, en infligeant, d'une part, à M. C les sanctions de l'interdiction d'exercice de la profession de vétérinaire pour une durée de trois mois sur l'ensemble du territoire national, dont deux mois assortis du sursis, et de l'interdiction de faire partie d'un conseil de l'ordre pendant une durée de dix ans et, d'autre part, à M. B les sanctions de l'interdiction d'exercice de la profession de vétérinaire pour une durée de trois mois sur l'ensemble du territoire national, dont un mois assorti du sursis, et de l'interdiction de faire partie d'un conseil de l'ordre pendant une durée de dix ans.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 mai et 28 juillet 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C et M. B demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette décision ;
2°) de mettre à la charge du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté de l'ordre des vétérinaires et du Conseil national de l'ordre des vétérinaires la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Cécile Fraval, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de M. C et de M. A B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de la décision de la chambre nationale de discipline de l'ordre des vétérinaires qu'ils attaquent, M. C et M. B soutiennent qu'elle est entachée :
- d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge que la procédure est régulière malgré le défaut d'impartialité du rapporteur et l'atteinte portée à la présomption d'innocence ;
- d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge que leur droit à un procès équitable n'a pas été méconnu ;
- d'erreur de droit, d'inexacte qualification juridique des faits et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle juge que les faits qui leur sont reprochés constituent des fautes de nature à justifier une sanction alors que, d'une part, les deux ordonnances litigieuses ont été délivrées dans le respect des règles d'établissement du diagnostic vétérinaire et que, d'autre part, ces ordonnances comportaient les informations permettant une identification suffisante des animaux auxquels les médicaments devaient être administrés ;
- d'erreur de droit, d'inexacte qualification juridique des faits et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle prononce une sanction hors de proportion avec les fautes retenues.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. C et de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. D C et à M. A B.
Copie en sera adressée au Conseil national de l'ordre des vétérinaires et au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté de l'ordre des vétérinaires.7TPIF56T
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026