lundi 19 décembre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 464649 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:464649.20221219 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP NICOLAY, DE LANOUVELLE |
Vu la procédure suivante :
M. et Mme P J, M. et Mme M D, R U, T F et M. K E, M. G N, M. et Mme S A, M. et Mme C L, M. et Mme Q O, M. et Mme B I, M. H O et la société SOFAC ont demandé à la cour administrative d'appel de Nantes d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a délivré à la société Parc Eolien Butte Noire une autorisation environnementale en vue de la construction et de l'exploitation d'un parc éolien pour les éoliennes E1, E3, E5 et E6 et un poste de livraison sur le territoire de la commune de Jans.
Par un premier arrêt n° 20NT01557 du 21 mai 2021, la cour administrative d'appel de Nantes a sursis à statuer sur leur demande jusqu'à ce que le préfet de la Loire-Atlantique ait pris un arrêté de régularisation. Par un second arrêt n° 20NT01557 du 1er avril 2022, la cour a rejeté la demande.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 juin et 5 septembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme P J, M. et Mme C L, M. H O, M. G N, M. et Mme S A et la société la SOFAC demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ces arrêts ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et de la société Parc éolien Butte Noire la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Stéphane Hoynck, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Didier-Pinet, avocat de M. et Mme P J et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation des arrêts de la cour administrative d'appel de Nantes qu'ils attaquent, M. et Mme J et autres soutiennent que :
- l'arrêt du 21 mai 2021 a été rendu au terme d'une procédure irrégulière en ce que la cour s'est abstenue de communiquer aux requérants le mémoire produit le 15 mars 2021 par la société Parc éolien Butte Noire ;
- cet arrêt est entaché d'une insuffisance de motivation en ce qu'il n'a pas répondu au moyen tiré de ce que les solutions de substitution présentées par le pétitionnaire étaient irréalisables et n'étaient donc pas raisonnables ;
- cet arrêt est entaché d'une erreur de droit en ce que la cour n'a pas recherché si le conseil municipal de la commune de Jans avait voté la mise à disposition des parcelles communales afin de donner au pétitionnaire le droit d'y réaliser son projet ;
- les deux arrêts attaqués sont entachés d'une erreur de droit, en ce que la cour s'est abstenue d'exiger que le nouvel avis devant être émis par la mission régionale d'autorité environnementale et l'information sur l'ouverture de la nouvelle consultation du public sur cet avis devant être réalisée aux fins de régularisation de la décision attaquée fassent l'objet d'une publicité par voie d'affichage ;
- ces arrêts sont entachés d'une erreur de droit et d'une dénaturation des faits de l'espèce, en ce que la cour a estimé qu'il ne résultait pas de l'instruction que les vices allégués par les requérants à l'encontre de la procédure de régularisation n'auraient pas permis une bonne information de l'ensemble des personnes intéressées par le projet, ni qu'ils auraient été de nature à exercer une influence sur les résultats de la consultation.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. et Mme J et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme P J, premiers dénommés pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la société Parc éolien Butte Noire et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré à l'issue de la séance du 17 novembre 2022 où siégeaient : M. Cyril Roger-Lacan, assesseur, présidant ; Mme Suzanne von Coester, conseillère d'Etat et M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 19 décembre 2022.
Le président :
Signé : M. Cyril Roger-Lacan
Le rapporteur :
Signé : M. Cédric Fraisseix
La secrétaire :
Signé : Mme Laïla Kouas
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026