mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 465674 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:465674.20230329 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP DUHAMEL - RAMEIX - GURY- MAITRE |
Vu la procédure suivante :
Mme F A d'Astros, M. C A d'Astros, Mme G A d'Astros, M. B A d'Astros, Mme E A d'Astros, Mme D A d'Astros et la mutuelle d'assurance des instituteurs de France (MAIF) ont demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner et enjoindre sous astreinte à la commune d'Aix-en-Provence et la métropole Aix-Marseille-Provence de procéder à la réalisation de travaux de canalisation des eaux pluviales de la rue longeant leur bien et de condamner solidairement la commune d'Aix-en-Provence, la métropole Aix-Marseille-Provence, la société AXA France IARD et la société SATR à les indemniser, ainsi que la MAIF, leur assureur, des préjudices subis.
Par un jugement n° 1709687 du 26 mars 2020, le tribunal administratif de Marseille a condamné la commune d'Aix-en-Provence à verser aux consorts A d'Astros la somme de 764,57 euros et à la MAIF la somme de 1 680,32 euros, enjoint à la métropole Aix-Marseille-Provence de réaliser dans un délai de six mois tous travaux de nature à faire cesser le dommage causé au bien immobilier appartenant aux consorts A d'Astros, mis à la charge définitive de la commune d'Aix-en-Provence les frais et honoraires d'expertise et rejeté le surplus des demandes.
Par un arrêt n° 20MA02253 du 9 mai 2022, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel de la commune d'Aix-en-Provence et sur appel incident de la métropole Aix-Marseille-Provence, mis les indemnités à verser aux consorts A d'Astros et à la MAIF solidairement à la charge de la commune d'Aix-en-Provence et de la métropole Aix-Marseille-Provence, enjoint à la métropole Aix-en-Provence-Marseille, dans un délai de six mois, de réaliser tous travaux de nature à faire cesser le dommage causé au bien appartenant aux consorts A d'Astros, mis les frais et honoraires de l'expertise à la charge solidaire de la commune d'Aix-en-Provence et de la métropole Aix-Marseille-Provence et réformé le jugement en ce qu'il a de contraire à son arrêt.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaires, reçus les 11 juillet et 7 octobre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la métropole Aix-Marseille-Provence demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses conclusions devant la cour administrative d'appel de Marseille ;
3°) de mettre à la charge des consorts A d'Astros et de la commune d'Aix-en-Provence la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Hadrien Tissandier, auditeur,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Duhamel - Rameix - Gury - Maitre, avocat de la Métropole Aix-Marseille-Provence ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la métropole Aix-Marseille-Provence soutient que la cour administrative d'appel de Marseille a :
- entaché sa décision de contradiction de motif en la regardant comme solidairement responsable des dommages causés avec la commune d'Aix-en-Provence tout en relevant que le dommage subi était en lien direct avec la réalisation de travaux par la commune ;
- commis une erreur de droit en retenant que sa responsabilité est engagée en qualité de gestionnaire des eaux au motif de l'absence d'intervention à la suite de la réalisation du ralentisseur pour s'assurer de la correcte évacuation des eaux pluviales ;
- dénaturé les pièces du dossier en opérant un partage égal de responsabilité entre elle-même et la commune d'Aix-en-Provence ;
- entaché sa décision d'erreur de droit et de dénaturation des pièces du dossier en lui enjoignant de réaliser les travaux pour mettre fin au dommage alors que ces travaux relèvent de la compétence de la commune d'Aix-en-Provence.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la métropole Aix-Marseille-Provence n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la métropole Aix-Marseille-Provence.
Copie en sera adressée à Mme F A d'Astros, M. C A d'Astros, Mme G A d'Astros, M. B A d'Astros, Mme E A d'Astros, Mme D A d'Astros, à la commune d'Aix-en-Provence, à la société AXA France IARD, à la société SATR et à la mutuelle d'assurance des instituteurs de France.
Délibéré à l'issue de la séance du 9 mars 2023 où siégeaient : M. Nicolas Boulouis, président de chambre, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Hadrien Tissandier, auditeur-rapporteur.
Rendu le 29 mars 2023.
Le président :
Signé : M. Nicolas Boulouis
Le rapporteur :
Signé : M. Hadrien Tissandier
La secrétaire :
Signé : Mme Eliane Evrard
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026