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AccueilJurisprudence administrativeN° 465775

Conseil d'État — Décision N° 465775

mardi 20 juin 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier465775
ECLIECLI:FR:CECHS:2023:465775.20230620
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B C, M. E D, M. A F et la société C Cube LLC ont demandé au tribunal administratif de Saint-Martin de condamner la société d'exploitation Saint-Martin aéroport (SESMA) à leur verser, avec intérêt légal à compter de la première mise en demeure, diverses sommes en réparation de la destruction de quatre aéronefs stationnés sur l'aéroport de Grand-Case lors du passage de l'ouragan Gonzalo les 13 et 14 octobre 2014, correspondant à la valeur de ces aéronefs, aux frais, notamment de grutage, qu'ils ont exposés, à leurs préjudices de jouissance et ceux subis du fait de la résistance abusive de la SESMA et à l'indemnisation de leurs pertes d'exploitation.

Par un jugement n° 1700042 du 30 avril 2019, le tribunal administratif de Saint-Martin a rejeté leur demande.

Par un arrêt n° 19BX02979 du 30 décembre 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par M. C, M. D, M. F et la société C Cube LLC contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 juillet 2022 et 13 octobre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C et autres demandent au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;

3°) de mettre à la charge de la société Edeis Aéroport Saint-Martin, venant aux droits de la SESMA, la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'aviation civile ;

- le code des transports ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Julien Eche, maître des requêtes,

- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Boré, Salve de Bruneton, avocat de M. C et autres ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, M. C et autres soutiennent que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :

- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour exclure la responsabilité de la SESMA pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public tenant à l'absence de dispositifs d'amarrage au sol et de hangars, que les aires de stationnement des aéronefs n'avaient pas pour vocation d'assurer leur garde et leur conservation, alors qu'il lui appartenait de rechercher si ces aires avaient été conçues et aménagées de manière à permettre aux usagers d'assurer un stationnement sécurisé ;

- commis une erreur de fait en jugeant que le confinement de l'île de Saint-Martin avait été ordonné par les autorités préfectorales le 13 octobre 2014 à 14 heures alors qu'il ne l'a été qu'à 15 heures ;

- commis une erreur de qualification juridique des faits et dénaturé les pièces du dossier en estimant que la société d'exploitation Saint-Martin aéroport n'avait commis aucune faute en interdisant l'accès aux aéronefs le 13 octobre 2014 dès 12 heures.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. C et autres n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B C, premier requérant dénommé.

Copie en sera adressée à la société Edeis Aéroport Saint-Martin.

Délibéré à l'issue de la séance du 25 mai 2023 où siégeaient : M. Jean-Yves Ollier, assesseur, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Julien Eche, maître des requêtes-rapporteur.

Rendu le 20 juin 2023.

Le président :

Signé : M. Jean-Yves Ollier

Le rapporteur :

Signé : M. Julien Eche

La secrétaire :

Signé : Mme Annie Di Vita

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