jeudi 12 octobre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 466099 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:466099.20231012 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET |
Vu la procédure suivante :
Mme A E, Mme B D et l'association Samarienne de défense contre les éoliennes industrielles ont demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler l'arrêté du 6 février 2018 par lequel le préfet de la Somme a autorisé la société Luynes énergies à construire et exploiter un parc éolien composé de huit aérogénérateurs et d'un poste de livraison sur le territoire de la commune d'Airaines. Par un jugement n° 1801746 du 26 novembre 2020, le tribunal administratif d'Amiens a annulé cet arrêté.
Par un arrêt n° 21DA00190 du 25 mai 2022, la cour administrative d'appel de Douai a rejeté l'appel de la société Luynes énergies contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 juillet et 25 octobre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Luynes énergies demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de Mme E, de Mme D et de l'association Samarienne de défense contre les éoliennes industrielles la somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2014-355 du 20 mars 2014 ;
- l'ordonnance n° 2017-80 du 26 janvier 2017 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alexandre Adam, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de la société Luynes énergies ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Luynes énergies soutient que la cour administrative d'appel de Douai a :
- insuffisamment motivé son arrêt en ce qu'elle s'est prononcée sur un seul des moyens soulevés devant elle alors que le tribunal administratif avait retenu plusieurs motifs pour prononcer l'illégalité de l'arrêté litigieux ;
- commis une erreur de droit en jugeant, pour déterminer si l'autorisation litigieuse pouvait faire l'objet d'une mesure de régularisation au titre de l'article L. 181-18 du code de l'environnement, qu'elle n'était pas tenue de se prononcer sur l'ensemble des moyens de la requête ;
- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son arrêt en déduisant une atteinte significative au paysage environnant du seul constat que le projet de parc éolien serait visible notamment dans le bourg de Quesnoy-sur-Airaines;
- commis une erreur de droit et dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en se fondant uniquement sur les indices de saturation visuelle et en ne prenant pas en compte le relief et les écrans visuels pour juger que le projet envisagé portait atteinte aux paysages naturels ou urbains avoisinants ;
- commis une erreur de droit et insuffisamment motivé son arrêt en se bornant à déduire de la co-visibilité du projet avec deux édifices inscrits ou classés au titre des monuments historiques une atteinte au paysage environnant justifiant l'annulation de l'autorisation litigieuse sans apprécier l'effet du projet sur ces édifices ;
- dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en estimant que l'atteinte aux perspectives monumentales était significative ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en estimant que la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme affectait l'intégralité du projet et n'était pas régularisable en application de l'article L. 181-18 du code de l'environnement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Luynes énergies n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Luynes énergies.
Copie en sera adressée à Mme A E, à Mme C D, à l'association Samarienne de défense contre les éoliennes industrielles et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026