jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 466582 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:466582.20230330 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Rectif. d'erreur matérielle |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Versailles de condamner l'Etat à lui verser la somme de 27 271,56 euros au titre des indemnités journalières d'absence temporaire depuis le 25 mai 2009, de l'indemnité de fidélisation, des indemnités de travail supplémentaire et de la réparation de ses préjudices financier, physique et moral, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Par un jugement n° 1702380 du 1er avril 2019, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 19VE01991 du 24 juin 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a, sur l'appel de M. B, annulé ce jugement en tant qu'il a rejeté ses conclusions relatives au paiement de l'indemnité de fidélisation en secteur difficile et de l'indemnité journalière d'absence temporaire, condamné l'Etat à lui verser le montant de l'indemnité de fidélisation en secteur difficile au titre des seconds semestres 2009 et 2010 et au titre de l'année 2011, en le renvoyant devant l'administration afin qu'il soit procédé à la liquidation de ce préjudice, et rejeté le surplus de ses conclusions.
Par une décision n° 455927 du 15 juillet 2022, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a refusé d'admettre le pourvoi de M. B tendant à l'annulation de cet arrêt.
Par une requête, enregistrée le 9 août 2022, au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) de rectifier pour erreur matérielle cette décision ;
2°) de dire que cette décision est nulle et non avenue et de rouvrir l'instruction de son pourvoi.
La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur et des outre-mer qui n'a pas produit de mémoire.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité du recours en rectification d'erreur matérielle, seul le recours en révision étant ouvert contre une décision juridictionnelle de refus d'admission d'un pourvoi en cassation en cas d'omission du visa d'une note en délibéré.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Il résulte de l'article R. 822-3 du code de justice administrative que la décision juridictionnelle de refus d'admission d'un pourvoi en cassation n'est susceptible que du recours en rectification d'erreur matérielle et du recours en révision. Aux termes de l'article R. 833-1 du même code : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. () ". Le recours en rectification d'erreur matérielle prévu par ces dispositions n'est ouvert qu'en vue de corriger des erreurs de caractère matériel qui ne sont pas imputables aux parties et qui ont pu avoir une influence sur le sens de la décision.
3. Aux termes de l'article R. 834-1 du code de justice administrative : " Le recours en révision contre une décision contradictoire du Conseil d'Etat ne peut être présenté que dans trois cas : / 1° Si elle a été rendue sur pièces fausses, / 2° Si la partie a été condamnée faute d'avoir produit une pièce décisive qui était retenue par son adversaire, / 3° Si la décision est intervenue sans qu'aient été observées les dispositions du présent code relatives à la composition de la formation de jugement, à la tenue des audiences ainsi qu'à la forme et au prononcé de la décision ". Selon l'article R. 741-2 du même code, la décision juridictionnelle mentionne la production d'une note en délibéré.
4. Il résulte des dispositions citées aux points 2 et 3 que l'omission, dans une décision juridictionnelle, de la mention d'une note en délibéré constitue seulement un cas d'ouverture du recours en révision, et non du recours en rectification d'erreur matérielle. Dès lors, le recours en rectification d'erreur matérielle formé par M. B, motivé par la circonstance que la décision contestée du 15 juillet 2022, par laquelle le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, n'a pas admis son pourvoi contre l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 24 juin 2021, ne vise pas la note en délibéré qu'il a produite le 23 juin 2022, est irrecevable et ne peut, par suite, qu'être rejeté.
O R D O N N E :
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Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Paris, le 30 mars 2023.
Signé : O. Japiot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410256
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.
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