vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 466843 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:466843.20230630 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
L'association Stop Éole Parlan Roumégoux (Cantal Sud), l'association Collectif anti-éolien pour la sauvegarde du Cantal, l'association les Vents d'Amarugue, M. et Mme O D, M. et Mme W T, M. J D, M. B D, M. B Q, M. et Mme N R, M. N A, Mme Y P, M. V P, M. H U, Mme E L, M. G M, M. C I et Mme F K ont demandé à la cour administrative d'appel de Lyon d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2019 par lequel la préfète du Cantal a délivré à la société Ferme éolienne de l'Algoux une autorisation environnementale d'exploiter un parc éolien de quatre éoliennes et deux postes de livraison sur la commune de Parlan.
Par un arrêt n° 20LY01607 du 23 juin 2022, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté la demande de l'association Stop Éole Parlan Roumégoux (Cantal Sud) et autres.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 août et 21 novembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Stop Éole Parlan Roumégoux (Cantal Sud) et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur demande présentée devant la cour administrative d'appel de Lyon ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat et de la société Ferme éolienne de l'Algoux la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- l'arrêté du 26 août 2011 relatif aux installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent au sein d'une installation soumise à autorisation au titre de la rubrique 2980 de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Elise Adevah-Poeuf, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de l'association Stop Éole Parlan Roumegoux (Cantal Sud), de l'association Collectif anti-éolien pour la sauvegarde du Cantal, de l'association Les Vents D'amarugue, de M. et Mme O D, de M. et Mme W T, de M. J D, de M. B D, de M. B Q, de M. et Mme N R, de M. N A, de Mme Y P, de M. V P, de M. H S, de M. G M, de Mme E L, de M. C I et de Mme F K ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, l'association Stop Éole Parlan Roumégoux (Cantal Sud) et autres soutiennent que la cour administrative d'appel de Lyon a :
- dénaturé les faits de l'espèce et commis une erreur de droit en estimant que la présentation du risque de scolytes ne constituerait pas un élément obligatoire de l'étude d'impact relative aux éoliennes ;
- dénaturé les faits de l'espèce et l'a insuffisamment motivé en estimant que le projet éolien litigieux ne porterait pas atteinte à l'avifaune dans des proportions de nature à caractériser une méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'environnement ;
- commis une erreur de droit en jugeant qu'il appartenait à l'autorité administrative d'identifier les éléments remarquables du site concerné par le projet pour estimer qu'ils mériteraient une protection particulière ;
- dénaturé les faits de l'espèce et les pièces du dossier en estimant que le projet litigieux n'emportait aucune atteinte au paysage et au patrimoine bâti de nature à caractériser une méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'environnement ;
- dénaturé les pièces du dossier et commis une erreur de droit en estimant que des mesures d'évitement auraient été proposées par la société pétitionnaire s'agissant des atteintes occasionnées aux espèces et habitats protégés puis en prenant en considération leur mise en œuvre pour dénier toute nécessité de solliciter la délivrance d'une dérogation sur le fondement des dispositions de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- commis une erreur de droit en se bornant à constater l'absence d'impact significatif du projet sur l'avifaune pour en déduire qu'il ne nécessitait pas l'obtention d'une dérogation sur le fondement des dispositions de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association Stop Éole Parlan Roumégoux (Cantal Sud) et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association Stop Éole Parlan Roumégoux (Cantal Sud), premier requérant dénommé.
Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la société Ferme éolienne de l'Algoux.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026