lundi 27 mars 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 468377 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:468377.20230327 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP CAPRON |
Vu la procédure suivante :
La société par actions simplifiée (SAS) Nevers All Ways a demandé au tribunal administratif de Caen, d'une part, de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre des années 2016 et 2017 par un avis de mise en recouvrement du 15 janvier 2020 et, d'autre part, d'annuler la décision du 20 juillet 2020 par laquelle l'administration a rejeté sa demande de remise gracieuse des pénalités dont ces rappels ont été assortis. Par une ordonnance n° 2001709 du 17 novembre 2020, prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 21NT00221 du 21 octobre 2022, enregistré le même jour au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la cour administrative d'appel de Nantes, après avoir constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer à concurrence de dégrèvements prononcés en cours d'instance par l'administration, a, d'une part, annulé cette ordonnance en tant qu'elle a omis de statuer sur les conclusions de la société aux fins de décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés et rejeté ces conclusions et, d'autre part, transmis au Conseil d'Etat, en application des dispositions de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi présenté par cette société contre cette ordonnance en tant qu'elle a statué sur la demande d'annulation de la décision du 20 juillet 2020.
Par ce pourvoi et un nouveau mémoire, enregistré le 21 décembre 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Nevers All Ways demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette ordonnance, en tant qu'elle a statué sur sa demande d'annulation de la décision du 20 juillet 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Alianore Descours, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Capron, avocat de la société Nevers All Ways ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, en tant qu'elle a statué sur sa demande d'annulation de la décision du 20 juillet 2020, la société Nevers All Ways soutient que le président du tribunal administratif de Caen a :
- dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en estimant que les conditions mentionnées au 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative étaient réunies ;
- méconnu l'article L. 247 du livre des procédures fiscales en ne prenant pas en considération, pour apprécier la légalité de la décision par laquelle l'administration fiscale a refusé sa demande de remise gracieuse des pénalités mises à sa charge, tous les éléments pertinents relatifs à sa situation.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Nevers All Ways n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société par actions simplifiée Nevers All Ways.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de la séance du 9 mars 2023 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Jonathan Bosredon, conseiller d'Etat et Mme Alianore Descours, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 27 mars 2023.
Le président :
Signé : M. Pierre Collin
La rapporteure :
Signé : Mme Alianore Descours
La secrétaire :
Signé : Mme Michelle Bailleul
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026