lundi 28 août 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 469015 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:469015.20230828 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Lyon, en premier lieu, d'annuler la décision du 10 juin 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Loire a confirmé la décision du 6 octobre 2020 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales de la Loire a décidé la récupération d'une somme de 15 122,85 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période d'avril 2019 à juin 2020, en deuxième lieu, de le décharger de l'obligation de payer cette somme, ou, à défaut, de lui accorder la remise gracieuse, partielle ou totale, de sa dette, en troisième lieu, d'annuler la décision du
11 janvier 2021 par laquelle la même autorité administrative l'a informé de l'existence d'une fraude et, en dernier lieu, d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de la Loire de lui restituer les sommes prélevées dans un délai d'un mois ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai d'un mois. Par un jugement n° 2108290 du 30 septembre 2022, le tribunal administratif de Lyon a rejeté cette demande.
Par une ordonnance n° 2208225 du 18 novembre 2022, enregistrée le
24 novembre suivant au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la présidente du tribunal administratif de Lyon a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 28 octobre 2022 au greffe de ce tribunal, présenté par M. B.
Par ce pourvoi, M. B demande au Conseil d'Etat:
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande.
Par un courrier du 13 décembre 2022, notifié le 17 décembre suivant, la présidente de la 1ère chambre de la section du contentieux a invité M. B à régulariser son pourvoi.
Par une décision du 10 février 2023, notifiée le 26 février suivant, le président du bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. B.
Par une ordonnance du 12 mai 2023, notifiée le 29 mai suivant, le président de la section du contentieux a confirmé ce refus d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. L'article L. 822-1 du code de justice administrative dispose que :
" Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 de ce code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique.
3. En vertu de l'article R. 821-3 du code de justice administrative, il est obligatoire d'être représenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation pour introduire, devant le Conseil d'Etat, un recours en cassation, sauf lorsque ce recours est dirigé contre les décisions des juridictions de pension.
4. Selon le deuxième alinéa de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, le Conseil d'Etat, juge de cassation, peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, un pourvoi qui n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque l'obligation de représentation a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée.
5. Le pourvoi de M. B ne fait pas partie de ceux que l'article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l'obligation de représentation. Il n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors que la notification du jugement attaqué faisait mention de cette obligation.
6. M. B n'a pas régularisé son pourvoi à la suite de la demande de régularisation qui lui a été adressée par un courrier du 13 décembre 2022, notifié le 17 décembre suivant, et qui lui impartissait un délai d'un mois. Il ne l'a pas non plus régularisé à la suite du rejet de sa demande d'aide juridictionnelle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 10 février 2023, notifiée le 26 février suivant, confirmée par une ordonnance du président de la section du contentieux du 12 mai 2023, notifiée le 29 mai suivant. Ce pourvoi n'est donc pas recevable et ne peut, par suite, être admis.
O R D O N N E :
Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Paris, le 28 août 2023
La présidente :
Gaëlle Dumortier
La République mande et ordonne à la ministre des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Hervé Herber
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026