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AccueilJurisprudence administrativeN° 469501

Conseil d'État — Décision N° 469501

mardi 16 janvier 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier469501
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:469501.20240116
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation9ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP PIWNICA & MOLINIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société G Groupe X a demandé au tribunal administratif de Paris de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de l'exercice clos en 2015 ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 1921945 du 25 mai 2021, ce tribunal a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 21PA04078 du 7 octobre 2022, le président de la

7ème chambre de la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par la société G Groupe X contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 décembre 2022 et 28 février 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société G Groupe X demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Matias de Sainte Lorette, maître des requêtes,

- les conclusions de Mme Emilie Bokdam-Tognetti, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica et Molinié, avocat de la société G Groupe X ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque, la société G Groupe X soutient que le président de la 7ème chambre de la cour administrative d'appel de Paris :

- a inexactement qualifié les faits qui lui étaient soumis en jugeant la requête d'appel manifestement dépourvue de fondement au seul motif qu'elle reprenait les moyens soulevés en première instance et, par suite, a rendu une ordonnance irrégulière ;

- a dénaturé les pièces du dossier en estimant, par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif, que l'administration fiscale avait établi qu'elle avait renoncé à des recettes sur la seule base d'une différence entre le montant des charges d'exploitation afférentes aux prestations intragroupes qu'elle réalisait et le montant du chiffre d'affaires afférent à ces prestations, alors que le lien entre les charges qui n'auraient pas été facturées et les prestations de services en cause n'était pas établi, que la seule circonstance qu'elle était déficitaire ne suffisait pas à établir la prétendue renonciation à recettes et que le caractère probant de sa comptabilité n'avait pas été remis en cause ;

- a commis une erreur de droit au regard des règles de dévolution de la charge de la preuve en jugeant que l'administration avait établi l'existence d'une renonciation à recettes constitutive d'un acte anormal de gestion.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de la société G Groupe X n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société G Groupe X.

Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré à l'issue de la séance du 21 décembre 2023 où siégeaient :

Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Vincent Daumas, conseiller d'Etat et M. Matias de Sainte Lorette, maître des requêtes-rapporteur.

Rendu le 16 janvier 2024.

La présidente :

Signé : Mme Anne Egerszegi

Le rapporteur :

Signé : M. Matias de Sainte Lorette

La secrétaire :

Signé : Mme Katia Nunes

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :

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