vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 471028 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:471028.20230630 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | TAIEBI |
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au tribunal administratif de la Guyane de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 214 123,88 euros procédant de quatre saisies administratives à tiers détenteur en date du 11 mars 2020 émises pour le recouvrement de 32 créances fiscales et d'enjoindre au directeur régional des finances publiques de la Guyane de lui restituer les sommes déjà prélevées en exécution de ces actes de poursuite. Par un jugement n° 2001068 du 27 octobre 2022, ce tribunal a déchargé M. A de l'obligation de payer la somme de 19 320, 86 euros et a rejeté le surplus de ses demandes.
Par une ordonnance n° 23BX00189 du 31 janvier 2023, enregistrée le 2 février 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Bordeaux a, en application des dispositions de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, transmis au Conseil d'Etat le pourvoi, enregistré le 20 janvier 2023 au greffe de cette cour, formé par M. A contre ce jugement, en tant qu'il a statué sur les conclusions relatives au recouvrement des cotisations de taxe d'habitation et de contribution à l'audiovisuel public.
Par ce pourvoi et un nouveau mémoire, enregistré le 12 avril 2023, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ; en tant qu'il statue en matière de taxe d'habitation et de contribution à l'audiovisuel public ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Jean-Marc Vié, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de M. A ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. A soutient que le tribunal administratif de la Guyane a :
- commis une erreur de droit en jugeant régulière la notification des quatre saisies administratives à tiers détenteur émises à son encontre, sans rechercher si étaient mentionnés sur l'avis de passage qui lui avait été remis, outre le motif de non-distribution, la date et l'heure à partir desquelles le pli aurait pu être retiré au bureau de poste, ainsi que le nom et l'adresse de ce bureau ;
- dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et commis une erreur de droit en jugeant que la date de présentation de ces saisies aurait été valablement retranscrite sur l'avis de réception retourné à l'administration, alors même que les mentions de cet avis étaient illisibles ;
- commis une erreur de droit en jugeant que de précédentes saisies administratives à tiers détenteur, délivrées le 15 octobre 2019, lui avaient été régulièrement notifiées ;
- commis une erreur de droit en ne déduisant pas de l'irrégularité de la notification de ces précédentes saisies administratives à tiers détenteur que le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement soulevé à l'occasion de la contestation des saisies administratives à tiers détenteur délivrées le 11 mars 2020 était recevable ;
- commis une erreur de droit en faisant pas droit à l'ensemble de ses demandes après avoir relevé que les saisies administratives à tiers détenteur délivrées le 15 octobre 2019 l'avaient été postérieurement à la prescription de l'action en recouvrement d'une partie des impositions ;
- omis de tirer les conséquences de ce que l'administration fiscale avait reconnu le bien fondé de ses prétentions à l'occasion d'une instance devant le juge judiciaire ;
- omis de tirer les conséquences de ce que l'action en recouvrement des impositions en litige était prescrite ;
- omis de tirer les conséquences de l'irrégularité de la notification des actes interruptifs de la prescription de l'action en recouvrement dont se prévalait l'administration.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré à l'issue de la séance du 1er juin 2023 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Hervé Cassagnabère, conseiller d'Etat et M. Jean-Marc Vié, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 30 juin 2023.
Le président :
Signé : M. Pierre Collin
Le rapporteur :
Signé : M. Jean-Marc Vié
La secrétaire :
Signé : Mme Michelle Bailleul
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026