mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 471314 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:471314.20230509 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Rectif. d'erreur matérielle |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BUK LAMENT - ROBILLOT |
Vu la procédure suivante :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la décision du 8 décembre 2018 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de lui attribuer une allocation temporaire d'invalidité. Par un jugement n° 1900891 du 30 juin 2020, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande.
Par une décision n° 443465 du 13 décembre 2022, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux a, en premier lieu, annulé le jugement du tribunal administratif de Lyon du 30 juin 2020, en deuxième lieu, annulé la décision du ministre de l'intérieur du 8 décembre 2019 et, en dernier lieu, enjoint au ministre de l'intérieur de verser à M. A l'allocation temporaire d'invalidité, selon un taux d'incapacité permanente de 10% à compter de sa première demande.
Par une requête, enregistrée le 13 février 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :
1°) de déclarer nulle et non avenue la mention " selon un taux d'incapacité de 10% " figurant à l'article 3 de la décision du Conseil d'Etat du 13 décembre 2022 ;
2°) de rectifier pour erreur matérielle la décision du Conseil d'Etat du 13 décembre 2022 en le renvoyant devant l'administration pour la fixation du taux d'incapacité global, subsidiairement, en fixant son taux d'incapacité permanente à 17% ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 31 mars 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut à ce qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de rectification d'erreur matérielle. Il soutient que la concession de l'allocation temporaire d'invalidité de M. A selon un taux d'incapacité permanente de 17% est en cours par ses services.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".
2. Par une décision du 13 décembre 2022, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux a, en premier lieu, annulé le jugement du tribunal administratif de Lyon, en deuxième lieu, annulé la décision du ministre de l'intérieur et, en dernier lieu, enjoint au ministre de l'intérieur de verser à M. A l'allocation temporaire d'invalidité, selon un taux d'incapacité permanente de 10% à compter de sa première demande. Il ressort des pièces produites par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique qu'une allocation temporaire d'invalidité selon un taux d'incapacité permanente de 17% va lui être concédée. Ainsi, les conclusions présentées par M. A tendant à la rectification pour erreur matérielle de la décision du Conseil d'Etat sont devenues sans objet et il n'y a, par suite, pas lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à la rectification pour erreur matérielle de la décision du 13 décembre 2022 du Conseil d'Etat.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Paris, le 9 mai 2023.
Le conseiller d'Etat désigné : B. Bohnert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux par délégation :
N. Pelat
471314
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410256
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.
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