lundi 23 octobre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 472126 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:472126.20231023 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA & MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
M. A C et Mme B C ont demandé au tribunal administratif de Nice de condamner la commune de Sospel et la société SNCF Réseau, solidairement, à leur verser la somme totale de 46 504,74 euros, en réparation des préjudices subis du fait des inondations de leur propriété, d'enjoindre à la commune de Sospel de réaliser les travaux d'urgence préconisés par l'expert désigné par le tribunal et de condamner la commune de Sospel à leur verser la somme de 14 820 euros par année écoulée, en réparation du préjudice correspondant à la perte de valeur vénale de leur bien, à défaut de réalisation de ces travaux d'urgence.
Par un jugement n° 1803741 du 11 mai 2021, le tribunal administratif de Nice a mis hors de cause la communauté d'agglomération de la Riviera française, condamné solidairement la commune de Sospel et la société SNCF Réseau à verser à M. et Mme C la somme globale de 22 441,44 euros en réparation des préjudices subis, condamné la commune et la société SNCF Réseau à se garantir mutuellement à hauteur du tiers du montant des sommes mises à leur charge, mis les frais de l'expertise à la charge solidaire de la commune de Sospel et de la société SNCF Réseau et rejeté le surplus des conclusions de la demande.
Par un arrêt n° 21MA02694 du 10 janvier 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la commune de Sospel, l'appel incident de M. et de Mme C et l'appel provoqué de la société SNCF Réseau.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 mars et 13 juin 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Sospel demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses conclusions d'appel ;
3°) de mettre à la charge de M. et Mme C, de la société SNCF Réseau et de la communauté d'agglomération de la Riviera française la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 ;
- le code de justice administrative.
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Amélie Fort-Besnard, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Waquet, Farge, Hazan, avocat de la commune de Sospel ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la commune de Sospel soutient que la cour administrative d'appel de Marseille a :
- commis une erreur de droit en se fondant sur les statuts de la communauté d'agglomération de la Riviera française pour mettre celle-ci hors de cause et retenir sa responsabilité alors que la communauté d'agglomération était obligatoirement devenue compétente en matière de gestion des eaux pluviales urbaines en lieu et place de ses communes membres à compter du 1er janvier 2020 en application des dispositions combinées du 10° de l'article L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales et du XII de l'article 133 de la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République ;
- insuffisamment motivé sa décision et commis une erreur de droit en retenant sa responsabilité, et non celle de la communauté d'agglomération, au motif que la maison des demandeurs ne se trouverait pas dans une aire urbaine au sens de l'article L. 2226-1 du code général des collectivités territoriales tout en relevant qu'elle se trouvait dans un lotissement ;
- commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en retenant sa responsabilité à raison de la mauvaise conception de la voirie communale et de ses ouvrages de collecte et de transport alors qu'il ressortait des éléments produits, et en particulier du rapport d'expertise, que la cause déterminante des dommages subis par M. et Mme C était le mauvais entretien des ouvrages d'évacuation des eaux de pluie appartenant à la société SNCF Réseau et en estimant que SNCF Réseau n'était pas à l'origine de plus du tiers des dommages indemnisés alors que sa part de responsabilité était prépondérante et ne pouvait être évaluée à moins de 75 % ;
- commis une erreur de droit en mettant à sa charge et celle de la société SNCF Réseau solidairement la réparation totale des préjudices subis par M. et Mme C, sans prendre en compte la part de responsabilité imputable à la copropriété de ceux-ci et évaluée à un tiers.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Sospel n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Sospel. Copie en sera adressée à M. A C et Mme B C, à la société SNCF Réseau et à la communauté d'agglomération de la Riviera française.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026