mardi 31 octobre 2023
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 472849 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2023:472849.20231031 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP POUPET & KACENELENBOGEN |
Vu la procédure suivante :
La société Ixxi a demandé au tribunal administratif de La Réunion de condamner le syndicat mixte des transports de La Réunion à lui verser une indemnité de 4 126 853 euros en réparation du préjudice qu'elle aurait subi du fait de l'abandon de la procédure de passation du marché qui lui avait été attribué. Par un jugement n° 1900232 du 23 décembre 2020, le tribunal administratif de La Réunion a rejeté cette demande.
Par un arrêt n° 21BX00825 du 7 février 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par la société RATP Smart Systems, venue aux droits de la société Ixxi, contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 7 avril, 7 et 20 juillet 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société RATP Smart Systems demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge du syndicat mixte des transports de La Réunion la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 ;
- le décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Hervé Cassara, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Poupet et Kacenelenbogen, avocat de la société RATP Smart Systems ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 5 octobre 2023, présentée par la société RATP Smart Systems ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société RATP Smart Systems soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- commis une erreur de droit et méconnu son office en ne jugeant pas que les faits qu'elle avait exposés dans sa requête avaient fait l'objet d'un acquiescement de la part du syndicat mixte des transports de La Réunion qui, mis en demeure, n'a produit aucun mémoire ;
- inexactement qualifié les faits de l'espèce ou, à tout le moins, dénaturé ceux-ci en jugeant que le syndicat mixte des transports de La Réunion justifiait d'un motif d'intérêt général pour abandonner la procédure de passation du marché ;
- inexactement qualifié les faits de l'espèce en jugeant que le syndicat mixte des transports de La Réunion n'a pas commis de faute ;
- commis une erreur de droit en ne relevant pas d'office le moyen tiré de la responsabilité sans faute du syndicat mixte des transports de La Réunion.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de la société RATP Smart Systems n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société RATP Smart Systems.
Copie en sera adressée au syndicat mixte des transports de La Réunion.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026