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AccueilJurisprudence administrativeN° 473512

Conseil d'État — Décision N° 473512

jeudi 22 février 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier473512
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:473512.20240222
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation9ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

La société Phoenix Pharma a demandé au tribunal administratif de Melun de prononcer, d'une part, la décharge des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises, de taxe spéciale d'équipement et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2012 à 2017 ainsi que des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe spéciale d'équipement au titre des années 2015 et 2016, et d'autre part, la réduction des cotisations de cotisation foncière des entreprises, de taxe spéciale d'équipement et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie au titre de l'année 2018 ainsi que des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2017 et 2018. Par un jugement nos 1809892, 1809893, 1906129, 1906130, 1906131, 1906232 et 2002422 du 15 juillet 2021, ce tribunal a rejeté ses demandes.

Par un arrêt n° 21PA05055 du 22 février 2023, rectifié par un arrêt n° 23PA01025 du 7 juillet 2023, la cour administrative d'appel de Paris a renvoyé les conclusions de la requête d'appel formée par la société Phoenix Pharma contre ce jugement en tant qu'il a rejeté ses demandes relatives aux cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties au Conseil d'État, prononcé la décharge de certaines des impositions restant en litige et rejeté le surplus des conclusions.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Cyril Martin de Lagarde, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de Mme Emilie Bokdam-Tognetti, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SAS Boulloche, Colin, Stoclet et associés, avocat de la société Phoenix Pharma ;

Considérant ce qui suit :

1. Les pourvois susvisés sont dirigés contre un arrêt et l'arrêt qui le rectifie. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même décision.

2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

3. Sous le n° 473512, pour demander l'annulation de l'arrêt du 22 février 2023 qu'elle attaque, la société Phoenix Pharma soutient que la cour administrative d'appel de Paris :

- l'a insuffisamment motivé ;

- l'a entaché d'irrégularité dès lors que les conclusions du rapporteur public n'ont pas été mises en ligne dans un délai lui permettant de réagir utilement ;

- a omis d'annuler le jugement du tribunal administratif en tant qu'il a statué sur les conclusions tendant à la réduction de la cotisation foncière des entreprises, de la taxe spéciale d'équipement et de la taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie acquittées au titre de l'année 2018 ;

- a omis de prononcer également la réduction de la cotisation foncière des entreprises, de la taxe spéciale d'équipement et de la taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie acquittées au titre de de l'année 2018 ;

- a omis, à l'article 4, d'une part, de préciser que les cotisations de taxe spéciale d'équipement dont la réduction a été prononcée au titre de l'année 2018 concernaient tant celles attachées à la cotisation foncière des entreprises que celles afférentes à la taxe foncière, et d'autre part, d'étendre la réduction aux cotisations de taxe spéciale d'équipement mises en recouvrement au titre de l'année 2017 ;

- a commis une erreur de droit en rejetant ses demandes en décharge des impositions restant en litige au regard des articles 1447, 1498 et 1499 du code général des impôts ;

- a omis de répondre à ses conclusions tendant à la réduction de la cotisation de taxe spéciale d'équipement à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2017.

4. Sous le n° 488105, pour demander l'annulation de l'article 3 de l'arrêt du

7 juillet 2023 qu'elle attaque, la société Phoenix Pharma soutient que la cour administrative d'appel de Paris :

- l'a insuffisamment motivé en n'énonçant pas les motifs du rejet de ses conclusions tendant à ce qu'il soit précisé que la réduction de la taxe spéciale d'équipement au titre de l'année 2018 concernait tant celle attachée à la cotisation foncière des entreprises que celle afférente à la taxe foncière ;

- a dénaturé les pièces du dossier en estimant qu'il ne ressortait pas de ses demandes présentées devant le tribunal administratif qu'elle aurait demandé la décharge des cotisations primitives de taxe spéciale d'équipement afférentes à l'année 2017.

5. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission des pourvois.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Les pourvois de la société Phoenix Pharma ne sont pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Phoenix Pharma.

Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré à l'issue de la séance du 1er février 2024 où siégeaient :

Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Nicolas Polge, conseiller d'Etat et M. Cyril Martin de Lagarde, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 22 février 2024.

La présidente :

Signé : Mme Anne Egerszegi

Le rapporteur :

Signé : M. Cyril Martin de Lagarde

La secrétaire :

Signé : Mme Katia Nunes

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :

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