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AccueilJurisprudence administrativeN° 475554

Conseil d'État — Décision N° 475554

vendredi 29 mars 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier475554
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:475554.20240329
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation9ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP L. POULET-ODENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La société Chabé Limousines a demandé au tribunal administratif de

Cergy-Pontoise de prononcer le sursis de paiement et la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2010. Par un jugement n° 1700827 du 12 mars 2020, ce tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de sursis de paiement et prononcé la décharge des rappels en litige.

Par un arrêt n° 20VE02117 du 9 mai 2023, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique contre ce jugement ainsi que les conclusions subsidiaires présentées par la société Chabé Limousines.

Par un pourvoi enregistré le 30 juin 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique demande au Conseil d'Etat d'annuler les articles 1er et 3 de cet arrêt.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Benoît Chatard, auditeur,

- les conclusions de Mme Emilie Bokdam-Tognetti, rapporteure publique ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation des articles 1er et 3 de l'arrêt qu'il attaque, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique soutient que la cour administrative d'appel de Versailles a commis une erreur de droit dans la mise en œuvre des règles de dévolution de la charge de la preuve et méconnu le principe selon lequel les dispositions prévoyant des taux réduits de taxe sur la valeur ajoutée sont d'interprétation stricte, en se fondant seulement sur deux factures pour juger que la méthode proposée par l'administration ne pouvait pas justifier, dans leur intégralité, les rectifications opérées.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à la société Chabé Limousines.

Délibéré à l'issue de la séance du 15 mars 2024 où siégeaient : Mme Anne Egerszegi, présidente de chambre, présidant ; M. Nicolas Polge, conseiller d'Etat et M. Benoît Chatard, auditeur-rapporteur.

Rendu le 29 mars 2024.

La présidente :

Signé : Mme Anne Egerszegi

Le rapporteur :

Signé : M. Benoît Chatard

Le secrétaire :

Signé : M. Brian Bouquet

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :

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