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AccueilJurisprudence administrativeN° 475588

Conseil d'État — Décision N° 475588

jeudi 9 novembre 2023

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier475588
ECLIECLI:FR:CECHS:2023:475588.20231109
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation3ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B A a demandé au tribunal administratif d'Amiens de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014 et 2015 ainsi que des pénalités correspondantes, à hauteur de la somme de 421 742 euros. Par un jugement n° 1803863 du 17 juin 2021, le tribunal administratif d'Amiens a d'une part, déchargé M. A de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu mise à sa charge au titre de l'année 2014 résultant de la remise en cause par l'administration fiscale de l'exonération d'imposition de la plus-value immobilière qu'il a réalisée à la suite de la vente de l'immeuble situé au 49 rue Carnot à Compiègne, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de sa demande.

Par un arrêt n° 21DA01897 du 4 mai 2023, la cour administrative d'appel de Douai a rejeté l'appel formé par M. A contre ce jugement.

Par un pourvoi et un nouveau mémoire, enregistrés les 3 juillet et 7 septembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Nicolas Jau, auditeur,

- les conclusions de M. Thomas Pez-Lavergne, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gatineau, Fattaccini, Rebeyrol, avocat de M. B A ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, M. A soutient que la cour administrative de Douai :

- l'a entaché d'irrégularité, faute pour la minute de cet arrêt de comporter la signature du président de la formation de jugement, du rapporteur et du greffier ;

- a dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et par suite commis une erreur de droit au regard des articles L. 12 et L. 47 du livre des procédures fiscales en jugeant qu'il avait été régulièrement informé de l'engagement d'un examen de sa situation fiscale personnelle et que cet examen n'avait pas excédé une durée d'un an ;

- a commis une erreur de droit au regard de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales en jugeant que l'administration n'était pas tenue de l'informer de l'exercice de son droit de communication auprès de l'autorité judiciaire, ni davantage de la nature des éléments recueillis à cette occasion.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré à l'issue de la séance du 26 octobre 2023 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, président de chambre, présidant ; M. Christian Fournier, conseiller d'Etat et M. Nicolas Jau, auditeur-rapporteur.

Rendu le 9 novembre 2023.

Le président :

Signé : M. Stéphane Verclytte

Le rapporteur :

Signé : M. Nicolas Jau

La secrétaire :

Signé : Mme Elsa Sarrazin

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