jeudi 18 janvier 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 475784 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:475784.20240118 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Montpellier de prononcer la décharge et la restitution des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014 à 2019, à raison de deux immeubles dont il est propriétaire à Béziers, situés, d'une part, boulevard du Four-à-Chaux, d'autre part, au lieu-dit " Le Petit Mazeran ". Par deux ordonnances n° 447924 du 7 janvier 2021 et n° 454254 du 26 août 2021, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a, en application de l'article R. 312-15 du code de justice administrative, attribué les requêtes de M. B au tribunal administratif de Marseille. Par un jugement nos 2100551, 2107670 du 9 mai 2023, ce tribunal, après avoir admis l'intervention de la communauté d'agglomération de Béziers Méditerranée, a déchargé M. B de la cotisation de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2018 et rejeté le surplus des conclusions de sa requête.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 10 juillet et 11 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'article 3 de ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et de la communauté d'agglomération Béziers Méditerranée la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Paul Levasseur, auditeur,
- les conclusions de Mme Marie-Gabrielle Merloz, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de M. A B ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 21 décembre 2023, présentée par M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. B soutient que le tribunal administratif de Marseille :
- l'a entaché d'irrégularité en omettant d'analyser ses mémoires des 20 mars et 3 avril 2023 qui comportaient des moyens nouveaux ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que le produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères établie pour l'année 2019 n'était pas disproportionné dès lors qu'il avait vocation à couvrir les dépenses réelles d'investissement de la communauté d'agglomération Béziers Méditerranée alors que cela ne ressortait pas du budget primitif adopté par la communauté d'agglomération ;
- a omis de répondre au moyen tiré d'illégalité de l'article R*. 196-2 du livre des procédures fiscales au regard de l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
- a omis de se prononcer sur sa demande de décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères mises à sa charge à raison de l'immeuble situé au lieu-dit " Le Petit Mazeran ".
3. Eu égard aux moyens soulevés, il y a lieu d'admettre les conclusions du pourvoi qui sont dirigées contre le jugement attaqué en tant qu'il a omis de statuer sur les conclusions de décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères mises à la charge de M. B à raison de l'immeuble situé au lieu-dit " Le Petit Mazeran ". En revanche, s'agissant des autres conclusions, aucun des moyens soulevés n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Les conclusions du pourvoi dirigées contre le jugement attaqué en tant qu'il a omis de statuer sur les conclusions de décharge des cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères mises à la charge de M. B à raison de l'immeuble situé au lieu-dit " Le Petit Mazeran ", à Béziers, sont admises.
Article 2 : Le surplus des conclusions du pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et à la communauté d'agglomération Béziers Méditerranée.
Délibéré à l'issue de la séance du 21 décembre 2023 où siégeaient : M. Stéphane Verclytte, président de chambre, présidant ; M. Frédéric Gueudar Delahaye, conseiller d'Etat et M. Paul Levasseur, auditeur-rapporteur.
Rendu le 18 janvier 2024.
Le président :
Signé : M. Stéphane Verclytte
Le rapporteur :
Signé : M. Paul Levasseur
La secrétaire :
Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026