mardi 16 janvier 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 477325 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:477325.20240116 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Recours en révision |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Toulouse de condamner le département de Haute-Garonne à lui verser une indemnité d'un montant total de 90 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis après le décès accidentel de son fils, le 15 juin 2015. Par un jugement n° 1800699 du 16 mai 2019, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande.
Par une ordonnance n° 19BX02992 du 7 décembre 2020, la présidente-assesseure désignée par la présidente de la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par M. C contre ce jugement.
Par une décision n° 449502 du 27 septembre 2021, la 2ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat n'a pas admis son pourvoi dirigé contre cette ordonnance.
Par une requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 2 août 2023, M. C demande au Conseil d'Etat :
1°) de réviser cette décision ;
2°) de mettre à la charge du département de la Haute-Garonne la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision qu'il attaque a été rendue sur pièces fausses au sens du 1° de l'article R. 834-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2023, le département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. /() ".
2. Aux termes de l'article R. 834-1 du même code : " Le recours en révision contre une décision contradictoire du Conseil d'Etat ne peut être présenté que dans trois cas : / 1° Si elle a été rendue sur pièces fausses ; () ". Ne constitue une pièce fausse susceptible de fonder un recours en révision qu'un document délibérément falsifié.
3. Contrairement à ce que soutient M. C, le nouveau témoignage recueilli auprès de M. B le 1er juin 2023 dont il se prévaut n'est en aucun cas de nature à établir que le Conseil d'Etat aurait rendu sa décision au vu d'un document délibérément falsifié.
4. Par suite, la requête de M. C ne peut qu'être rejetée, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme à ce titre à la charge de M. C.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département de la Haute-Garonne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrée sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A C et au département de la Haute-Garonne.
Fait à Paris, le 16 janvier 2024.
Signé : O. Japiot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410256
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.
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