mercredi 6 mars 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 486015 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:486015.20240306 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP OHL, VEXLIARD |
Vu la procédure suivante :
La société de travaux publics forestiers et agricoles (STPFA) a demandé au tribunal administratif de Marseille, d'une part, avant dire droit, d'ordonner une expertise, d'autre part, de dresser le décompte général définitif du marché de travaux conclu le 12 novembre 2011, dont le lot n° 1 " Terrassement généraux VRD " lui a été confié, et de condamner la commune de Ceyreste à lui verser la somme de 162 505,63 euros TTC pour les travaux supplémentaires exécutés dans le cadre de ce marché. Par un jugement n° 1502689 du 21 septembre 2017, le tribunal administratif de Marseille a condamné la commune de Ceyreste à lui verser la somme de 6 612 euros TTC et rejeté le surplus des conclusions.
Par un arrêt n° 17MA04536 du 8 février 2021, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel de la STPFA, réformé l'article 1er de ce jugement en portant de 6 612 euros TTC à 71 229,60 euros toutes taxes comprises la somme que la commune de Ceyreste est condamnée à payer à la société et rejeté le surplus des conclusions d'appel de la société et a rejeté l'appel incident formé par la commune contre ce jugement.
Par une décision n° 451496 du 6 avril 2022, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux a annulé cet arrêt en tant qu'il s'est prononcé sur le règlement des prestations que la société requérante soutient avoir effectuées en lieu et place des entreprises titulaires du lot n° 2 " Gros œuvre " et du lot n° 12 " Equipements et sols sportifs " et renvoyé, dans cette mesure, l'affaire devant la même cour.
Par un arrêt n° 22MA01028 du 19 juin 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la STPFA contre le jugement du 21 septembre 2017 du tribunal administratif de Marseille.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 22 août et 21 novembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la STPFA demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Ceyreste la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des marchés publics ;
- la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Céline Boniface, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Nicolas Labrune, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Gatineau, Fattaccini, Rebeyrol, avocat de la société de travaux publics forestiers et agricoles ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la STPFA soutient que la cour administrative d'appel de Marseille :
- l'a entaché d'irrégularité en omettant de viser l'une de ses deux notes en délibéré ;
- l'a entaché d'irrégularité en omettant de statuer sur sa demande tendant à ce que la commune de Ceyreste soit condamnée à l'indemniser sur le terrain quasi-contractuel ;
- a dénaturé les pièces du dossier en retenant que les travaux litigieux qu'elle avait exécutés et relevant initialement des lots n°s 2 et 12 n'avaient pas été demandés par le maître d'œuvre et le maître d'ouvrage ;
- a commis une erreur de droit en jugeant qu'en qualité de sous-traitante des entreprises titulaires des lots n°s 2 et 12, elle n'était pas fondée à demander à la commune de la rémunérer pour des prestations supplémentaires ;
- a insuffisamment motivé son arrêt, commis une erreur et de droit et inexactement qualifié les faits ou, à tout le moins, les a dénaturés en jugeant qu'elle devait être regardée comme ayant agi en vertu d'un contrat verbal en qualité de sous-traitante de la société Cavataio et de la société Eurovia ;
- a commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits ou, à tout le moins, les a dénaturés en jugeant que le maître d'ouvrage n'avait commis de faute dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché qui soit en lien avec le préjudice dont elle demande réparation ;
- a commis une erreur de droit et dénaturé les pièces du dossier en jugeant que ses conclusions tendant à engager la responsabilité quasi-délictuelle de la commune de Ceyreste sur le fondement de l'article 14-1 de la loi du 31 décembre 1975 avaient été formulées pour la première fois en appel et étaient, par suite, irrecevables.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la STPFA n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société de travaux publics forestiers et agricoles.
Copie en sera adressée à la commune de Ceyreste.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026