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AccueilJurisprudence administrativeN° 487170

Conseil d'État — Décision N° 487170

vendredi 10 mai 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier487170
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:487170.20240510
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé à la Cour nationale du droit d'asile d'annuler la décision du 21 octobre 2022 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a mis fin à la protection subsidiaire dont il bénéficiait.

Par une ordonnance n° 23002815 du 8 mars 2023, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat les 24 août et 28 novembre 2023, M. B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'OFPRA la somme de 3 000 euros à verser à la SCP Capron, son avocat, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New-York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Amélie Fort-Besnard, maîtresse des requêtes,

- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Capron, avocat de M. B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'il attaque, M. A B soutient que la Cour nationale du droit d'asile a :

- statué au terme d'une procédure irrégulière et fait un usage abusif de la faculté ouverte par les dispositions des articles L. 532-8 et R. 532-3 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnu la portée de ses écritures ;

- méconnu son office et commis une erreur de droit en ne procédant pas à un examen concret et approfondi des circonstances propres à son cas ;

- inexactement qualifié les faits en estimant que les faits de violence dont il a été déclaré coupable constituaient un crime grave au sens de l'article L. 512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que lui-même constituait une menace grave pour l'ordre public au sens des mêmes dispositions ;

- commis une erreur de qualification juridique en relevant qu'aucun élément ne justifiait le maintien d'une protection à un autre titre.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Délibéré à l'issue de la séance du 25 avril 2024 où siégeaient : M. Nicolas Boulouis, président de chambre, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et Mme Amélie Fort-Besnard, maîtresse des requêtes-rapporteure.

Rendu le 10 mai 2024.

Le président :

Signé : M. Nicolas Boulouis

La rapporteure :

Signé : Mme Amélie Fort-Besnard

La secrétaire :

Signé : Mme Sandrine Mendy

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