vendredi 5 janvier 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 487794 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:487794.20240105 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LYON-CAEN, THIRIEZ |
Vu la procédure suivante :
La société civile immobilière (SCI) Paris Pierre Chennevières-sur-Marne a demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler pour excès de pouvoir vingt-sept arrêtés du 31 août 2017 par lesquels le maire de la commune de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne) a mis en demeure M. A, son directeur, de mettre en conformité les dispositifs d'enseigne temporaire situés au 17 rue du Pont, vingt-sept arrêtés du 4 janvier 2018 par lesquels ce maire a mis en recouvrement vingt-sept astreintes relatives aux dispositifs susmentionnés d'un montant de 21 175,77 euros chacune, pour la période du 20 septembre au 31 décembre 2017, vingt-sept arrêtés du 23 avril 2018 par lesquels il a mis en recouvrement vingt-sept astreintes relatives aux dispositifs susmentionnés d'un montant de 18 503,10 euros chacune, pour la période du 1er janvier au 31 mars 2018, vingt-sept arrêtés du 27 août 2018 par lesquels il a mis en recouvrement vingt-sept astreintes relatives aux dispositifs susmentionnés d'un montant de 18 943,47 euros chacune, pour la période du 1er avril au 30 juin 2018, vingt-sept titres exécutoires émis le 24 mai 2018 par lesquels il lui a réclamé vingt-sept fois la somme de 21 175,77 euros pour le recouvrement de chacune des astreintes relatives aux dispositifs susmentionnés, pour la période du 20 septembre au 31 décembre 2017 ainsi que vingt-sept titres exécutoires émis le 14 août 2018 par lesquels il lui a réclamé vingt-sept fois la somme de 18 503,10 euros pour le recouvrement de chacune des astreintes relatives aux dispositifs susmentionnés, pour la période du 1er janvier au 31 mars 2018, de prononcer la décharge de l'obligation de payer l'ensemble de ces sommes.
Par un jugement nos 1708578, 1708579, 1708584, 1708587, 1708591, 1708592, 1708596, 1708598, 1708599, 1708600, 1708603, 1708604, 1708605, 1708606, 1708613, 1708615, 1708617, 1708618, 1708623, 1708624, 1708625, 1708626, 1708630, 1708631, 1708632, 1708633, 1708634, 1802250, 1805873, 1806856, 1809077 du 31 décembre 2019, le tribunal administratif de Melun, en premier lieu, a annulé vingt-cinq des vingt-sept arrêtés de mise en recouvrement du 31 août 2017, vingt-cinq des vingt-sept arrêtés du 4 janvier 2018 de mise en recouvrement d'une astreinte pour la période du 20 septembre au 31 décembre 2017, vingt-cinq des vingt-sept arrêtés du 23 avril 2018 de mise en recouvrement d'une astreinte pour la période du 1er janvier au 31 mars 2018, vingt-cinq des vingt-sept arrêtés du 27 août 2018 de mise en recouvrement d'une astreinte pour la période du 1er avril au 30 juin 2018, en deuxième lieu, l'a déchargée de l'obligation de payer la somme totale de 1 465 558, 50 euros, en troisième lieu, a annulé les titres exécutoires nos 645 à 669 émis le 24 mai 2018, et l'a déchargée de l'obligation de payer la somme de 21 175, 77 euros qui lui avait été réclamée par chacun de ces titres exécutoires, et en quatrième et dernier lieu, a annulé les titres exécutoires nos 1704 à 1728 émis le 14 août 2019, et l'a déchargée de l'obligation de payer la somme de 18 503,10 euros qui lui a été réclamée par chacun de ces titres exécutoires.
Par un arrêt n° 20PA01234 du 29 juin 2023, statuant sur appel de la SCI Paris Pierre Chennevières-sur-Marne, la cour administrative d'appel de Paris a, en premier lieu, annulé vingt-six arrêtés du 31 août 2017, vingt-six arrêtés du 4 janvier 2018, vingt-six arrêtés du 23 avril 2018, vingt-six arrêtés du 27 août 2018, pris par le maire de la commune requérante, ainsi que des titres exécutoires émis les 24 mai 2018 et 14 août 2019, relatifs à la mise en conformité de dispositifs d'enseignes temporaires, par la SCI Paris Pierre Chennevières-sur-Marne, situés sur une parcelle cadastrée section AT n° 426 sise 46 bis rue du Général de Gaulle sur laquelle cette société a obtenu un permis de construire tacite l'autorisant à construire un immeuble à usage d'habitation sur la commune, en deuxième lieu, réformé le jugement n°s 1708578, 1708579, 1708584, 1708587, 1708591, 1708592, 1708596, 1708598, 1708599, 1708600, 1708603, 1708604, 1708605, 1708606, 1708613, 1708615, 1708617, 1708618, 1708623, 1708624, 1708625, 1708626, 1708630, 1708631, 1708632, 1708633, 1708634, 1802250, 1805873, 1806856, 1809077 du 31 décembre 2019 du tribunal administratif de Melun en tant qu'il est contraire à son arrêt, en troisième lieu, rejeté le surplus des conclusions de la SCI Paris Pierre Chennevières-sur-Marne et, en quatrième et dernier lieu, rejeté les conclusions d'appel de la commune de Chennevières-sur-Marne.
Par un pourvoi sommaire, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d'État le 29 août 2023, la commune de Chennevières-sur-Marne demande au Conseil d'État :
1°) d'annuler cet arrêt en tous les chefs qui lui font grief ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de la SCI Paris Pierre Chennevières-sur-Marne le versement de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un nouveau mémoire, enregistré le 27 novembre 2023, la commune de Chennevières-sur-Marne déclare se désister purement et simplement de son pourvoi.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 822-5 du code de justice administrative : " En cas de désistement avant l'admission du pourvoi (), le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance ".
2. Le désistement de la commune de Chennevières-sur-Marne étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune de Chennevières-sur-Marne.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Chennevières-sur-Marne.
Copie en sera adressée à la société civile immobilière Paris Pierre Chennevières-sur-Marne, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Paris, le 5 janvier 2024
Signé : Mme C B
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026