jeudi 18 avril 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 488044 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:488044.20240418 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET |
Vu la procédure suivante :
L'association La Défense de l'environnement de Verdonnet, M. et Mme E A, M. et Mme F B et M. C D ont demandé à la cour administrative d'appel de Lyon, d'une part, d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2021 par lequel les préfets de la Côte d'Or et de l'Yonne ont accordé à la société Centrale éolienne de Verdonnet-Jully une autorisation environnementale pour l'exploitation d'un parc éolien sur le territoire des communes de Verdonnet (Côte-d'Or) et de Jully (Yonne), et celui du 5 août 2021 par lequel ces mêmes autorités ont retiré cet arrêté du 16 juillet 2021 et accordé à la société Centrale éolienne de Verdonnet-Jully une autorisation environnementale pour l'exploitation d'un parc éolien sur le territoire de ces mêmes communes et, d'autre part, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 16 juillet 2021 en ce qu'il porte autorisation jusqu'à la délivrance d'une dérogation visée à l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un arrêt n° 21LY03701 du 6 juillet 2023, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté cette requête.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 septembre et 5 décembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association La Défense de l'environnement de Verdonnet et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur requête ;
3°) de mettre à la charge de la société Centrale éolienne de Verdonnet-Jully la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Juliette Mongin, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Spinosi, avocat de l'association La Défense de l'environnement de Verdonnet et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'ils attaquent, l'association La Défense de l'environnement de Verdonnet et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'une erreur de droit ou d'une dénaturation des actes en ce qu'il a considéré que les conclusions dirigées contre l'arrêté initial du 16 juillet 2021 étaient irrecevables, au motif qu'elles seraient dépourvues d'objet du fait du retrait de cet arrêté avant l'introduction de la requête ;
- d'une erreur de droit, notamment d'une méconnaissance de l'office du juge, et d'une dénaturation des actes en ce qu'il a implicitement refusé de requalifier les conclusions dirigées contre l'arrêté du 16 juillet 2021 comme étant également dirigées contre l'arrêté du 5 août 2021, au motif que ce dernier ne présenterait pas un caractère confirmatif ;
- d'une erreur de droit, au regard des dispositions de l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en ce qu'elle a jugé que la circonstance que leurs conclusions dirigées contre l'arrêté du 16 juillet 2021 soient irrecevables ne pouvait être appréciée comme portant une atteinte à leur droit au recours ;
- d'une erreur de droit, notamment d'une méconnaissance de l'office du juge, et d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il a rejeté pour irrecevabilité leurs conclusions dirigées contre l'arrêté du 5 août 2021 des préfets de la Côte-d'Or et de l'Yonne en tant qu'il prononce le retrait de l'arrêté du 16 juillet 2021, au motif qu'ils ne justifieraient pas d'un intérêt pour agir contre cette décision.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association La Défense de l'environnement de Verdonnet et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association La Défense de l'environnement de Verdonnet, première dénommée pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la société Centrale éolienne de Verdonnet-Jully.
Délibéré à l'issue de la séance du 14 mars 2024 où siégeaient : Mme Isabelle de Silva, présidente de chambre, présidant ; M. Stéphane Hoynck, conseiller d'Etat et Mme Juliette Mongin, maîtresse des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.
Rendu le 18 avril 2024.
La présidente :
Signé : Mme Isabelle de Silva
La rapporteure :
Signé : Mme Juliette Mongin
La secrétaire :
Signé : Mme Valérie Peyrisse
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026