LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 488937

Conseil d'État — Décision N° 488937

vendredi 29 mars 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier488937
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:488937.20240329
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantBALAT;SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Mme E F, d'une part, et M. A D, d'autre part, ont porté plainte contre M. B C devant la chambre disciplinaire de première instance de Bourgogne-Franche-Comté de l'ordre des médecins. Le conseil départemental de Saône-et-Loire de l'ordre des médecins s'est associé à ces deux plaintes. Par une décision du 4 décembre 2020, la chambre disciplinaire de première instance a joint les plaintes et infligé à M. C la sanction de l'interdiction d'exercice de la médecine pendant une durée d'un an dont huit mois assortis du sursis.

Par une décision du 18 septembre 2023, la chambre disciplinaire nationale a, sur appels du conseil départemental de Saône-et-Loire de l'ordre des médecins et de M. C, fixé à deux ans dont un an assorti du sursis la sanction de l'interdiction d'exercice de la médecine qui lui avait été infligée en première instance, réformé la décision de première instance en ce qu'elle a de contraire à la décision prononcée et décidé que la partie ferme de la sanction sera exécutée du 1er janvier 2024 à 0h au 30 décembre 2024 à minuit.

1° Sous le n° 488937, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 octobre 2023 et le 18 janvier 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette décision ;

2°) de mettre solidairement à la charge de Mme F, de M. D, et du conseil départemental de Saône-et-Loire de l'ordre des médecins la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

2° Sous le n° 489424, par une requête et un nouveau mémoire, enregistrés les 15 novembre 2023 et le 18 janvier 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat d'ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de la même décision du 18 septembre 2023.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Thalia Breton, maîtresse des requêtes,

- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de M. C; à Me Jean-Christophe Balat, avocat de M. D et à la Sarl Matuchansky, Poupot, Valdelievre, Rameix, avocat du Conseil national de l'ordre des médecins ;

Considérant ce qui suit :

1. Le pourvoi par lequel M. C demande l'annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins et la requête par laquelle il demande qu'il soit sursis à l'exécution de cette décision présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu d'y statuer par une seule décision.

2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

3. Pour demander l'annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins qu'il attaque, M. C soutient qu'elle est entachée :

I. en ce qu'elle se prononce sur la régularité de la procédure de première instance :

- d'insuffisance de motivation en ce qu'elle juge que la procédure devant la chambre disciplinaire de première instance était régulière sans rechercher s'il avait été mis à même de répliquer dans un délai utile au mémoire du conseil départemental ;

II. en ce qu'elle se prononce sur les faits relatifs à la prise en charge de M. D :

- d'erreur de droit, d'insuffisance de motivation et d'inexacte qualification juridique des faits, en ce qu'elle retient qu'il a manqué à son obligation légale d'information du patient ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle estime que la durée de la consultation litigieuse était discutée entre les parties ;

III. en ce qu'elle se prononce sur les faits relatifs à la prise en charge de Mme F :

- d'erreur de droit en ce qu'elle juge qu'il a manqué à son obligation légale d'information, alors que les informations nécessaires au consentement de la patiente avaient été remises à la patiente par son secrétariat ;

- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle retient l'existence d'une pratique de paiement par avance des honoraires dus au titre d'une opération de la cataracte au moment de la délivrance au patient des documents d'information et de consentement ;

- d'insuffisance de motivation et d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'elle estime que l'opération de la cataracte de l'œil gauche de la patiente ne s'imposait pas à brève échéance ;

- d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit par méconnaissance des règles de dévolution de la charge de la preuve et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle estime qu'il n'assurait pas personnellement la totalité du geste chirurgical afférent à une opération de la cataracte, en prenant en compte l'attestation d'une orthoptiste qui était sujette à caution compte tenu du contentieux pendant qu'il avait avec elle ;

- d'insuffisance de motivation en ce qu'elle retient qu'il a enfreint les prescriptions de l'article R. 4127-53 du code de la santé publique, sans prendre en compte son argumentation tirée de ce que les consommables liés à la technologie choisie par la patiente étaient onéreux ;

- de dénaturation des pièces du dossier et d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'elle juge que, tant par ses propos que par ses écrits, il a porté atteinte à la dignité de la patiente.

Il soutient, en outre, qu'elle lui inflige une sanction hors de proportion avec les fautes reprochées.

4. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

5. Le pourvoi formé par M. C contre la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins n'étant pas admis, sa requête aux fins de sursis à exécution de cette décision est devenue sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. C une somme de 2 000 euros à verser, d'une part, au conseil départemental de Saône-et-Loire de l'ordre des médecins et, d'autre part, à M. D, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. C tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de la décision du 18 septembre 2023 de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins.

Article 3 : M. C versera une somme de 2 000 euros, d'une part, au conseil départemental de Saône-et-Loire de l'ordre des médecins, d'autre part, à M. D, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. B C, au conseil départemental de Saône-et-Loire de l'ordre des médecins, à Mme E F, et à M. A D.

Copie en sera adressée au Conseil national de l'ordre des médecins.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions