mardi 12 mars 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 489358 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:489358.20240312 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | Z |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Le centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer a demandé au tribunal administratif de Toulon de condamner conjointement et solidairement la société Brunet Saunier architecture, la société Unité d'Architecture JC, la société Edeis, venant aux droits de la société SIRR Ingénierie, venant elle-même aux droits de la société Lavalin et la société Christine et Michel Pena, à lui payer la somme de 3 351 046,04 euros TTC à parfaire avec intérêts légaux capitalisés. Par un jugement n° 1800010 du 16 décembre 2020, le tribunal administratif de Toulon a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 21MA0669 du 17 avril 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a, en premier lieu, mis hors de cause la société Bureau Veritas construction, en deuxième lieu, rejeté les conclusions d'appel du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer contestant le rejet de ses demandes tendant à l'indemnisation du préjudice résultant des désordres n°s 4 à 6 et, en dernier lieu, prescrit la réalisation d'un avis technique par un consultant avant de statuer sur le surplus de la requête. Le 17 mai 2023, le consultant a rendu l'avis technique sollicité, qui a été communiqué aux parties le 30 mai 2023.
Par un arrêt n° 21MA0669 du 11 septembre 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a, en premier lieu, annulé ce jugement, en deuxième lieu, condamné, in solidum, la société Brunet Saunier Architecture, la société Unité d'Architecture JC et la société Edeis Ingénierie venant aux droits de la société Edeis, à payer au centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer une somme de 2 341 916,14 euros TTC au titre de la garantie décennale des constructeurs, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2018 et capitalisés à la date du 2 janvier 2019 et à chaque échéance annuelle ultérieure, en troisième lieu, mis à la charge, in solidum, des sociétés Brunet Saunier Architecture, Unité d'Architecture JC et Edeis Ingénierie, les frais d'expertise et les honoraires du consultant, en quatrième lieu, condamné la société Socotec Construction à garantir les sociétés Brunet Saunier Architecture, Unité d'Architecture JC et Edeis Ingénierie à hauteur de 20 % des sommes qui pourraient leur être demandées en exécution de ces condamnations, en cinquième lieu, condamné la société Edeis Ingénierie à garantir la société Brunet Saunier Architecture et la société Unité d'Architecture JC, à hauteur de 40 % des sommes qui pourraient leur être demandées en exécution de ces condamnations, en sixième lieu, condamné la société Travaux du Midi, venant aux droits des sociétés Travaux du Midi Provence et Travaux du Midi Var, à garantir la société Edeis Ingénierie, la société Brunet Saunier Architecture et la société Unité d'Architecture JC, à hauteur de 40 % des sommes qui pourraient leur être demandées en exécution de ces condamnations, en dernier lieu, rejeté le surplus des conclusions des parties.
Par un pourvoi sommaire, enregistré le 10 novembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Travaux du Midi et la société d'expansion de la nouvelle entreprise de la construction (SENEC) demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer, de la société Brunet Saunier Architecture, de la société Unité d'Architecture JC, de la société Christine et Michel Pena, de la société Edeis Ingénierie, de la société Socotec Construction, de la société Bureau Veritas Construction et de la société SAPE, seuls ou solidairement, avec tout ou partie des autres parties, la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 822-5 du code de justice administrative : " En cas de désistement avant l'admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s'être désisté en application de l'article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance () Les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent statuer par ordonnance dans les cas prévus au présent article ". Aux termes de l'article R. 611-22 du même code : " Lorsque la requête ou le recours mentionne l'intention du requérant ou du ministre de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée / Si ce délai n'est pas respecté, le requérant ou le ministre est réputé s'être désisté à la date d'expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. Le Conseil d'Etat donne acte de ce désistement ".
2. Dans leur pourvoi sommaire, enregistré le 10 novembre 2023, la société Travaux du Midi et la SENEC ont exprimé l'intention de produire un mémoire complémentaire. A la date de la présente ordonnance, le délai imparti par les dispositions précitées est expiré. Aucun mémoire complémentaire n'a été produit avant l'expiration de ce délai. La société Travaux du Midi et la SENEC doivent être réputées s'être désistées de leur pourvoi. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
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Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société Travaux du Midi et de la SENEC.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Travaux du Midi, représentante unique, pour l'ensemble des requérantes.
Copie en sera adressée au centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer, à la société Brunet Saunier Architecture, à la société Unité d'Architecture JC, à la société Christine et Michel Pena, à la société Edeis Ingénierie, à la société Socotec Construction, à la société Bureau Veritas Construction et à la société SAPE.
Fait à Paris, le 12 mars 2024.
Le conseiller d'Etat désigné : G. Pellissier
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la sante, et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
N. Pelat
489358
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026