jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 489585 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:489585.20240718 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL CABINET BRIARD |
Vu la procédure suivante :
M. F C, l'association " Les Landes libres ", M. B I, M. D I, M. F I, M. H G et Mme J G, M. E K et Mme A K ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 27 novembre 2017 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a délivré à la société Ferme éolienne du Nilan une autorisation unique portant sur l'installation de trois aérogénérateurs et d'un poste de livraison sur le territoire de la commune de Vallons-de-l'Erdre, commune déléguée de Saint-Sulpice-des-Landes (Loire-Atlantique).
Par un jugement n° 1802889 du 18 mars 2021, le tribunal administratif de Nantes, faisant application des dispositions de l'article L. 181-18 du code de l'environnement, a sursis à statuer sur la demande de M. C et autres et a imparti au préfet de la Loire-Atlantique un délai de six mois, ou de dix mois dans l'hypothèse où l'organisation d'une nouvelle enquête publique devait s'avérer nécessaire, pour produire devant le tribunal administratif une autorisation environnementale modificative régularisant le vice entachant l'avis de l'autorité environnementale.
Par un arrêté du 4 février 2022, le préfet de la Loire-Atlantique a régularisé le vice affectant l'arrêté du 27 novembre 2017. M. C et autres ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler, outre l'arrêté du 27 novembre 2017, d'une part, l'arrêté du 23 octobre 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a délivré à la société Ferme éolienne du Nilan une autorisation modificative portant prescriptions complémentaires et, d'autre part, l'arrêté du 4 février 2022. Par un jugement n° 1802889 du 12 juillet 2022, le tribunal administratif de Nantes a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C et autres.
Par un arrêt n° 21NT00514 - 22NT02992 du 22 septembre 2023, la cour administrative d'appel de Nantes a, sur appel de M. C et autres et sur une requête des mêmes requérants dirigée contre l'arrêté du 23 octobre 2020, d'une part, annulé le jugement du 12 juillet 2022 en tant qu'il a rejeté les conclusions de la demande de M. C et autres dirigées contre l'arrêté du 27 novembre 2017 en ce que l'article 6 de cet arrêté, auquel renvoie l'article 1er de l'arrêté du 4 février 2022, fixe à 150 000 euros le montant initial des garanties financières, d'autre part modifié l'article 6 de l'arrêté du 27 novembre 2017 pour fixer à 300 000 le montant initial des garanties financières, enfin, rejeté le surplus des conclusions de la requête d'appel et la requête dirigée contre l'arrêté du 23 octobre 2020.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 22 novembre 2023 et le 1er février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C et autres demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel et à leur requête tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 octobre 2020 ;
3°) de mettre à la charge solidaire de l'Etat et de la société ferme éolienne du Nilan la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- l'ordonnance n° 2014-355 du 20 mars 2014 ;
- l'ordonnance n° 2017-80 du 26 janvier 2017 ;
- le décret n° 2014-450 du 2 mai 2014 ;
- l'arrêté du 23 avril 2007 du ministre de l'agriculture et de la pêche et la ministre de l'écologie et du développement durable fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection ;
- l'arrêté du 29 octobre 2009 du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, et du ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection ;
- l'arrêté du 26 août 2011 de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement relatif aux installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent au sein d'une installation soumise à autorisation au titre de la rubrique 2980 de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de M. C et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, M. C et autres soutiennent qu'il est entaché :
- d'une erreur de droit en jugeant que l'étude d'impact n'était pas insuffisante, s'agissant des chiroptères et des prospections afférentes, au motif qu'elle avait été réalisée conformément aux préconisations du guide ministériel de réalisation des études d'impact relatives aux parcs éoliens ;
- d'une erreur de droit et d'une dénaturation des pièces du dossier en jugeant que l'étude d'impact ne présentait pas d'insuffisance quant à la présentation des solutions de substitution raisonnables ;
- d'une erreur de droit dans la prise en considération du caractère excessif des inconvénients du projet pour la protection des paysages naturels et pour la commodité du voisinage ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en jugeant que le projet litigieux n'était pas de nature à porter atteinte à la conservation des sites et des monuments ;
- d'une erreur de droit, d'une dénaturation des pièces du dossier ou, à tout le moins, d'une insuffisance de motivation en jugeant que les vues sur le projet depuis certains hameaux seront atténuées par des plantations, sans en préciser la nature et la teneur ;
- d'une erreur de droit ou, à tout le moins, d'une dénaturation des pièces du dossier en jugeant que le projet ne génère pas d'effet d'encerclement au seul motif que l'angle de respiration est supérieur à 160 degrés pour plusieurs communes situées dans le périmètre de 0 à 5 kilomètres ;
- d'une erreur de droit et d'une dénaturation des pièces du dossier en jugeant que les modifications résultant de l'arrêté du 23 octobre 2020 n'imposaient pas la réalisation d'une nouvelle enquête publique, dès lors que s'agissant de l'incidence visuelle des éoliennes, elles devaient être regardées comme non substantielles ;
- d'une erreur de droit en jugeant que le pétitionnaire n'était pas tenu de présenter la demande de dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées prévue à l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. C et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. F C, représentant unique pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la société Ferme éolienne du Nilan et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Délibéré à l'issue de la séance du 20 juin 2024 où siégeaient : M. Stéphane Hoynck, assesseur, présidant ; M. Cyril Roger-Lacan, conseiller d'Etat, et M. Cédric Fraisseix, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 18 juillet 2024.
Le président :
Signé : M. Stéphane Hoynck
Le rapporteur :
Signé : M. Cédric Fraisseix
La secrétaire :
Signé : Mme Angélique Rajaonarivelo
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026