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AccueilJurisprudence administrativeN° 489696

Conseil d'État — Décision N° 489696

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier489696
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:489696.20241025
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A B a demandé à la Cour nationale du droit d'asile d'annuler la décision du 23 décembre 2021 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile et de lui reconnaître la qualité de réfugié et, à défaut, de lui accorder le bénéfice de la protection subsidiaire.

Par une décision n° 22009080 du 5 juillet 2023, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 novembre 2023 et 28 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette décision ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'OFPRA la somme de 3 000 euros à verser à la SCP Krivine et Viaud, son avocat, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New- York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Julien Eche, maître des requêtes,

- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Krivine, Viaud, avocat de M. B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de la décision qu'il attaque, M. B soutient que la Cour nationale du droit d'asile a :

- entaché celle-ci d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit en ne recherchant pas si les craintes alléguées de persécution en raison de ses opinions politiques étaient réelles et sérieuses ;

- dénaturé les pièces du dossier en regardant comme non établies les craintes de persécution en raison de ses opinions politiques ;

- inexactement qualifié les faits en estimant que la région du Bénadir est caractérisée par des violences aveugles mais dont l'intensité n'est pas telle que chaque civil s'y trouve exposé à une menace grave ;

- dénaturé les pièces du dossier en retenant qu'il n'établissait pas courir un risque en raison d'éléments propres à sa situation personnelle en cas de retour dans sa région d'origine.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Délibéré à l'issue de la séance du 10 octobre 2024 où siégeaient : Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat, présidant ; M. Jean-Yves Ollier, conseiller d'Etat et M. Julien Eche, maître des requêtes-rapporteur.

Rendu le 25 octobre 2024.

La présidente :

Signé : Mme Anne Courrèges

Le rapporteur :

Signé : M. Julien Eche

Le secrétaire :

Signé : M. Guillaume Auge

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