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AccueilJurisprudence administrativeN° 489881

Conseil d'État — Décision N° 489881

mercredi 24 juillet 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier489881
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:489881.20240724
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B A a demandé à la Cour nationale du droit d'asile d'annuler la décision du 3 mars 2023 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande de réexamen de sa demande d'asile.

Par une ordonnance n° 23022531 du 21 juillet 2023, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 4 décembre 2023 et 1er mars 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l'OFPRA la somme de 3 000 euros à verser à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, son avocat, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Hadrien Tissandier, auditeur,

- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de M. A ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'ordonnance qu'il attaque, M. A soutient que la Cour nationale du droit d'asile a :

- rendu sa décision au terme d'une procédure irrégulière, en méconnaissance du droit au recours effectif, et entaché celle-ci d'erreur de droit faute de s'être prononcée au vu d'un dossier complet et a fait un usage abusif de la faculté de statuer par ordonnance ;

- insuffisamment motivé sa décision faute de répondre au moyen tiré des craintes qu'il éprouve en raison du refus de son père de se soumettre à la conscription ;

- commis une erreur de droit au regard des règles régissant la charge de la preuve en écartant la convocation militaire qu'il a reçue sans remettre en cause son authenticité et sa crédibilité et dénaturé les pièces du dossier en se fondant sur le fait que cette convocation correspondait à une convocation à la mobilisation militaire en Russie alors qu'il s'agissait d'une convocation pour effectuer son service militaire ;

- commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits et dénaturé les pièces du dossier en se fondant, pour écarter les craintes d'enrôlement forcé, sur son âge et son absence d'expérience militaire.

3. Aucun de ces moyens ne sont pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Délibéré à l'issue de la séance du 11 juillet 2024 où siégeaient : M. Nicolas Boulouis, président de chambre, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Hadrien Tissandier, auditeur-rapporteur.

Rendu le 24 juillet 2024.

Le président :

Signé : M. Nicolas Boulouis

Le rapporteur :

Signé : M. Hadrien Tissandier

La secrétaire :

Signé : Mme Sandrine Mendy

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