lundi 8 juillet 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 489982 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:489982.20240708 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL CABINET BRIARD |
Vu la procédure suivante :
La société par actions simplifiée (SAS) Edition Limitée a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2016 au 30 novembre 2017, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n° 2001155 du 1er juin 2021, ce tribunal administratif a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 21MA03280 du 5 octobre 2023, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la société Edition limitée contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 décembre 2023 et 7 mars 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Edition Limitée demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Marie Prévot, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL cabinet Briard, avocat de la SAS Edition Limitée ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Edition limitée soutient que la cour administrative d'appel de Marseille a :
- commis une erreur de droit en jugeant qu'en l'absence d'identité juridique entre le bien acquis et celui revendu, l'administration fiscale était fondée à remettre en cause l'application du régime de taxe sur la valeur ajoutée sur la marge prévue à l'article 268 du code général des impôts ;
- dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et méconnu l'article 268 du code général des impôts en jugeant que l'administration était fondée à remettre en cause l'application du régime de taxe sur la valeur ajoutée sur la marge au motif que l'achat qu'elle avait initialement effectué portait sur une seule unité foncière et qu'il ressortait de l'acte de l'acte de vente correspondant que le terrain revendu n'avait pas été acquis comme terrain à bâtir distinctement des terrains supportant la construction ;
- dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis et méconnu les articles 271 du code général des impôts et 205 et 206 de l'annexe II à ce code en jugeant que les dépenses correspondant à des prestations rendues à l'occasion de l'acquisition du bien immobilier en litige ne pouvaient être exclusivement rattachées aux seules démarches liées au démembrement et à la revente du terrain nu issu de la division parcellaire de ce bien.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Edition limitée n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société par actions simplifiée Edition limitée.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026