lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 490314 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:490314.20241202 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA & MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
La société MCA Technology a demandé au tribunal administratif de Melun de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er octobre 2011 au 28 février 2013, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement no 1805228 du 15 juillet 2021, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt no 21PA05116 du 20 octobre 2023, la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par la société MCA Technology contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 décembre 2023 et 27 février 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société MCA Technology demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et son protocole additionnel n° 7 ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alexandre Lapierre, maître des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica et Molinié, avocat de la Société MCA Technology ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société MCA Technology soutient que la cour administrative d'appel de Paris :
- a commis une erreur de droit en écartant, par des considérations inopérantes, son moyen tiré de ce que le jugement était irrégulier en raison du défaut de communication, en méconnaissance du caractère contradictoire de la procédure, d'un mémoire en défense contenant les versions non occultées des propositions de rectification adressées à ses fournisseurs, sans rechercher si ce mémoire et ses annexes contenaient ainsi des éléments nouveaux au sens de l'article R. 611-1 du code de justice administrative ;
- a commis une erreur de droit et méconnu son office en écartant les moyens de dénaturation, d'erreur de droit et d'erreur de fait qu'elle avait soulevés à l'encontre du jugement du tribunal administratif de Melun au motif qu'il n'appartient pas au juge d'appel d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis, hormis le cas où celui-ci a entaché son jugement d'une irrégularité ;
- a commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits de l'espèce et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant qu'elle avait pu bénéficier d'un débat oral et contradictoire régulier ;
- a commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits de l'espèce et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant que la procédure d'imposition n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales et les stipulations de l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- a commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits de l'espèce en jugeant que le refus du droit à déduction, en cas de participation d'un assujetti à une fraude à la taxe sur la valeur ajoutée, ne constitue pas une sanction ;
- a commis une erreur de droit, inexactement qualifié les faits de l'espèce et dénaturé les pièces du dossier qui lui était soumis en jugeant qu'elle ne pouvait ignorer ou aurait dû savoir que ses fournisseurs étaient susceptibles de participer à un schéma de fraude à la taxe sur la valeur ajoutée ;
- s'est méprise sur la portée de ses écritures, a méconnu les principes de proportionnalité des sanctions et de non-cumul des peines protégés par les stipulations de l'article 4, paragraphe 1 du protocole 7 annexé à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et par les dispositions de l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, et a inexactement qualifié les faits de l'espèce en confirmant le bien-fondé des pénalités qui lui ont été infligées.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société MCA Technology n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société MCA Technology.
Copie en sera adressée au ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026