LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 490467

Conseil d'État — Décision N° 490467

jeudi 20 juin 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier490467
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:490467.20240620
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP BOUTET-HOURDEAUX

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Le médecin-conseil, chef de service de l'échelon local du service médical des Bouches-du-Rhône, a porté plainte contre M. B A devant la section des assurances sociales de la chambre disciplinaire de première instance du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse de l'ordre des médecins. Par une décision du 7 décembre 2020, la section des assurances sociales de la chambre disciplinaire de première instance a infligé à M. A la sanction de l'interdiction du droit de donner des soins aux assurés sociaux pendant une durée de douze mois, dont huit mois assortis du sursis, et ordonné la publication de cette sanction pendant une durée de quatre mois.

Par une décision du 26 octobre 2023, la section des assurances sociales du Conseil national de l'ordre des médecins, saisie des appels de M. A et du médecin-conseil, chef de service de l'échelon local du service médical des Bouches-du-Rhône, a annulé la décision du 7 décembre 2020 de la section des assurances sociales de la chambre disciplinaire de première instance et infligé à M. A la sanction de l'interdiction du droit de donner des soins aux assurés sociaux pendant une durée de douze mois, dont huit mois assortis du sursis, et ordonné la publication de cette sanction pendant une durée de quatre mois.

1° Sous le n° 490467, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 26 décembre 2023 et le 26 mars 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler la décision du 26 octobre 2023 de la section des assurances sociales du Conseil national de l'ordre des médecins ;

2°) de mettre à la charge du médecin-conseil, chef de service de l'échelon local du service médical des Bouches-du-Rhône, la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

2° Sous le n° 492926, par une requête, enregistrée le 26 mars 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat d'ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de la même décision du 26 octobre 2023 de la section des assurances sociales du Conseil national de l'ordre des médecins.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Julien Fradel, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de M. A ;

Considérant ce qui suit :

1. Le pourvoi par lequel M. A demande l'annulation de la décision du 26 octobre 2023 de la section des assurances sociales du Conseil national de l'ordre des médecins et la requête par laquelle il demande qu'il soit sursis à l'exécution de cette décision présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu d'y statuer par une seule décision.

2. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

3. Pour demander l'annulation de la décision de la section des assurances sociales du Conseil national de l'ordre des médecins qu'il attaque, M. A soutient qu'elle est entachée :

- d'insuffisance de motivation en ce qu'elle omet de répondre au moyen tiré de ce que les comptes rendus d'audition des patients examinés par le service du contrôle médical ne lui ont pas été communiqués préalablement à son entretien avec ce service ;

- d'insuffisance de motivation en ce que, concernant les griefs tirés de prescriptions dangereuses hors des indications de l'autorisation de mise sur le marché, elle omet de répondre au moyen tiré de ce que les patients concernés faisaient l'objet d'un suivi par d'autres praticiens ;

- de dénaturation des pièces du dossier dès lors que les prescriptions en cause n'étaient pas dénuées de toute pertinence au regard de l'état de santé des patients concernés ;

- d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation en ce qu'elle retient que la seule circonstance qu'il ait procédé à une prescription de fentanyl au-delà de l'autorisation de mise sur le marché de ce médicament constitue une faute ;

- d'insuffisance de motivation en ce que, concernant le grief tiré du défaut de qualité de suivi des patients, elle omet de répondre au moyen tiré de ce que le suivi de la patiente concernée était assuré par un autre praticien ;

- d'erreur de droit en ce qu'elle retient que la méconnaissance de l'obligation d'assurer le suivi d'un patient sous nutrition parentérale à domicile caractérise une violation du principe d'économie en matière de prescription médicale.

Il soutient enfin que la sanction qui a été prononcée à son encontre est hors de proportion avec les fautes qui lui sont reporchées.

4. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

5. Le pourvoi formé par M. A contre la décision du 26 octobre 2023 de la section des assurances sociales du Conseil national de l'ordre des médecins n'étant pas admis, les conclusions qu'il présente aux fins de sursis à exécution de cette décision sont devenues sans objet.

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 3 000 euros à verser au médecin-conseil, chef de service de l'échelon local du service médical des Bouches-du-Rhône, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de la décision de la section des assurances sociales du Conseil national de l'ordre des médecins du 26 octobre 2023.

Article 3 : M. A versera la somme de 3 000 euros au médecin-conseil, chef de service de l'échelon local du service médical des Bouches-du-Rhône, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. B A et au médecin-conseil, chef de service de l'échelon local du service médical des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au Conseil national de l'ordre des médecins.

Nos 490467 et 492926

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions