jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 491249 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:491249.20240725 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP GURY & MAITRE |
Vu la procédure suivante :
La communauté d'agglomération du Pays basque (CAPB), venant aux droits de la communauté de communes du pays d'Hasparren, a demandé au tribunal administratif de Pau de condamner solidairement la société Cabinet Michel Arrayet et la société Sobamat à lui verser une somme de 841 617,26 euros en réparation des désordres dont est affectée la zone d'activité Mendiko Borda. Par un jugement n° 1601856 du 15 juin 2022, le tribunal administratif de Pau a fait droit à cette demande.
Par un arrêt n°s 22BX02189, 22BX02240, 22BX02243, 22BX02246 du 28 novembre 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur appels de la société Cabinet Michel Arrayet et de la société Sobamat, annulé ce jugement, condamné solidairement ces deux sociétés à verser à la CAPB la somme de 759 825, 26 euros, jugé que ces sociétés se garantiraient mutuellement à hauteur de 50% de leur condamnation et que la société Ingesol garantirait la société Cabinet Michel Arrayet à hauteur de 5% de la condamnation prononcée à son encontre et mis les dépens de l'instance à la charge de la société Cabinet Michel Arrayet et de la société Sobamat, chacune pour moitié.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 29 janvier, 26 avril et 3 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Sobamat demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler les articles 3, 4, 6, 7 et 8 de cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de la CAPB la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Marie Lehman, maîtresse des requêtes en service extraordinaire,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Matuchansky, Poupot, Valdelièvre, Rameix, avocat de la société Sobamat ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Sobamat soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- commis une erreur de droit en jugeant que la communauté d'agglomération du Pays basque justifiait d'un intérêt direct et certain à engager une action en garantie décennale à l'encontre des constructeurs au motif qu'elle avait financé les travaux de remise en état de l'enrochement, alors que faute d'avoir vu sa responsabilité engagée par les vendeurs, elle était dépourvue d'intérêt à rechercher la responsabilité des constructeurs ;
- dénaturé les pièces du dossier et, par voie de conséquence, commis une erreur de droit en jugeant que l'action en garantie décennale engagée par la communauté d'agglomération du Pays basque n'était pas tardive, pour l'ensemble des lots, alors que la requête introduite le 28 septembre 2016 ne concernait que les désordres affectant le lot n°13 et n'invoquait pas la garantie décennale.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Sobamat n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Sobamat.
Copie en sera adressée à la communauté d'agglomération du Pays Basque, à la société Ingesol, à la société d'exploitation des établissements Aguerre et à la société Cabinet Michel Arrayet.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026