mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 491614 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:491614.20240625 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP L. POULET-ODENT |
Vu la procédure suivante :
La société Axa France IARD a demandé au tribunal administratif de Lille de condamner les sociétés Ets Descamps TP et Cible VRD à lui verser la somme de 236 068,10 euros, au titre des indemnités qu'elle a versées aux riverains victimes de l'effondrement de la route départementale 142 à Rumilly-en-Cambrésis (Nord), survenu le 4 octobre 2013, en réparation des préjudices que leur a causés ce sinistre. Par un jugement n° 1905456 du 12 mars 2021, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 21DA01074 du 13 décembre 2023, la cour administrative d'appel de Douai, sur appel principal de la société Axa France IARD et sur appel provoqué des sociétés Ets Descamps TP et Cible VRD, a annulé ce jugement, condamné la société Ets Descamps TP et la société Cible VRD à verser à la société Axa France IARD les sommes, respectivement, de 3 479,84 euros et de 669,20 euros assorties des intérêts capitalisés et rejeté le surplus des conclusions des parties.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 9 février, 26 mars et 2 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Axa France IARD demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge des sociétés Ets Descamps TP et Cible VRD la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Alexandre Denieul, auditeur,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP L. Poulet, Odent, avocat de la société Axa France IARD ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Axa France IARD soutient que la cour administrative d'appel de Douai a :
- commis une erreur de droit et s'est méprise sur la portée de ses écritures en jugeant irrecevables les conclusions qu'elle avait formées à l'encontre des sociétés Ets Descamps TP et Cible VRD sur le fondement de la responsabilité contractuelle en sa qualité de subrogée dans les droits de la commune de Rumilly-en-Cambrésis ;
- commis une erreur de droit en jugeant que ses conclusions tendant à être indemnisée au titre des sommes qu'elle avait versées aux époux C constituaient une demande nouvelle irrecevable en appel ;
- dénaturé les pièces du dossier en jugeant qu'elle ne produisait aucun élément permettant de déterminer au titre de quelle police d'assurance elle avait indemnisé les époux B ;
- commis une erreur de droit en rejetant ses conclusions tendant à la condamnation des sociétés Ets Descamps TP et Cible VRD en tant qu'elle agissait en qualité de subrogée dans les droits de la commune de Rumilly-en-Cambrésis et dans les droits des époux A sans examiner si la responsabilité quasi-délictuelle de ces sociétés était engagée ;
- commis une erreur de droit en rejetant les conclusions qu'elle formait, en sa qualité de subrogée dans les droits du département du Nord et dans ceux des époux A, tendant à la condamnation des sociétés Ets Descamps TP et Cible VRD, au motif que le montant total des indemnités versées au titre de la police d'assurance du département du Nord était inférieur à la part contributive de ce dernier.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Axa France IARD n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Axa France IARD.
Copie en sera adressée à la société Ets Descamps TP, à la société Cible VRD, au département du Nord et à la commune de Rumilly-en-Cambrésis.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026