lundi 23 décembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 492000 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:492000.20241223 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY |
Vu la procédure suivante :
La société Sumitomo Chemical Agro Europe a demandé au tribunal administratif de Lyon de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2010, 2011 et 2012, des rappels de retenue à la source mis à sa charge au titre des années 2010 et 2011 à raison des distributions opérées au profit de la société Valent Biosciences Corporation, ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement nos 1909917-1910206 du 22 juin 2021, ce tribunal a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 21LY02821 du 21 décembre 2023, la cour administrative d'appel de Lyon, sur appel de la société Sumitomo Chemical Agro Europe, a réduit ses bases imposables à l'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2010 et 2011 des sommes respectives de 320 651 et 265 095 euros, prononcé la décharge correspondante des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre de ces exercices, des retenues à la source mises à sa charge au titre années 2010 et 2011 et des pénalités dont ces cotisations et retenues ont été assorties, réformé le jugement du 22 juin 2021 du tribunal administratif de Lyon en tant qu'il était contraire à cette décharge et rejeté le surplus des conclusions de la société.
Par un pourvoi et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 février et 21 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Sumitomo Chemical Agro Europe demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'article 4 de cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond dans cette mesure, de prononcer la décharge des droits et pénalités restant en litige ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 8 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Marie Prévot, maîtresse des requêtes,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de la Société Sumitomo Chemical Agro Europe ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la société Sumitomo Chemical Agro Europe soutient que la cour administrative d'appel de Lyon :
- a commis une erreur de droit au regard de l'article 57 du code général des impôts et méconnu les règles gouvernant la preuve en faisant, en réalité, reposer sur elle la charge d'établir l'absence de pertinence de l'échantillon de sociétés retenues par le vérificateur à titre de comparables, alors qu'il incombe à l'administration fiscale d'apporter la preuve de l'octroi d'un avantage ;
- a commis une erreur de droit en validant la méthode de l'administration reposant sur la simple constatation d'une marge nette globale, alors qu'elle aurait dû à tout le moins utiliser une marge nette segmentée pour évaluer le transfert réputé de bénéfice à l'étranger ;
- a inexactement qualifié les faits de l'espèce et commis une erreur de droit en jugeant que les fonctions exercées par les entreprises retenues comme termes de comparaison ne pouvaient être considérées comme distinctes des siennes propres, alors que celles-ci ne se limitent pas à celles d'un distributeur pur mais incluent une activité de formulation ;
- l'a insuffisamment motivé en omettant de répondre à ses conclusions tendant à la sectorisation de ses activités d'achat-revente et de formulation et au dégrèvement des impositions supplémentaires correspondant aux flux financiers de l'activité de formulation ;
- l'a entaché d'erreur de droit, de dénaturation et d'insuffisance de motivation en validant, sans en vérifier l'adéquation aux faits de l'espèce, le choix retenu par l'administration fiscale de retenir comme référence de la marge de pleine concurrence la médiane de l'intervalle interquartile de l'échantillon.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la société Sumitomo Chemical Agro Europe n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Sumitomo Chemical Agro Europe.
Copie en sera adressée au ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026