mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 492201 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:492201.20241217 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET |
Vu la procédure suivante :
La société civile immobilière (SCI) Casyle a demandé au tribunal administratif de Bordeaux de condamner Bordeaux Métropole à lui verser la somme de 74 983,17 euros en réparation du préjudice que lui ont causé les travaux réalisés sur son terrain.
Par un jugement n° 2000922 du 3 novembre 2021, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Par un arrêt n° 21BX04750 du 28 décembre 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé par la SCI Casyle contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 février et du 27 mai 2024, la SCI Casyle demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de Bordeaux Métropole la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Hadrien Tissandier, auditeur,
- les conclusions de Mme Dorothée Pradines, rapporteure publique,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Boré, Salve de Bruneton, Megret, avocat de la SCI Casyle ;
Considérant ce qui suit :
1. " Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, la SCI Casyle soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour juger que les dommages causés lors de la réalisation de travaux de construction d'un mur en limite de sa propriété ne pouvaient être réparés que sur le fondement de la responsabilité contractuelle de Bordeaux Métropole, que les relations contractuelles entre elle-même et Bordeaux Métropole avait perduré jusqu'à la fin des travaux ;
- dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour juger que les dommages causés lors de la réalisation de travaux de construction d'un mur en limite de sa propriété ne pouvaient être réparés que sur le fondement de la responsabilité contractuelle de Bordeaux Métropole, qu'ils auraient été indissociables de l'occupation résultant d'une servitude dite de " tour d'échelle " ;
- dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour juger que ces dommages ne pouvaient être réparés que sur le fondement de la responsabilité contractuelle de Bordeaux Métropole, cependant que les contrats qu'elles avaient conclus portaient uniquement sur une " occupation " d'une bande de terrain de la SCI durant des travaux définis comme la construction d'un mur sur la limite de propriété, alors que les dommages résultaient de la réalisation de travaux au-delà de cette limite, de la destruction d'éléments mobiliers lui appartenant et de nuisances à ses locataires qui l'avaient contrainte à leur consentir des franchises de loyer.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la SCI Casyle n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société civile immobilière (SCI) Casyle.
Copie en sera adressée à Bordeaux Métropole.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026