jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 492488 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:492488.20241121 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET |
Vu la procédure suivante :
La société Alidis a demandé au tribunal administratif de Lyon, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite du 18 novembre 2019 par laquelle l'inspecteur du travail de la 5ème section de l'unité territoriale de l'Ardèche a refusé de l'autoriser à licencier M. D C et la décision du 12 mai 2020 par laquelle la ministre chargée du travail a rejeté son recours hiérarchique contre cette décision, d'autre part, de condamner l'Etat à lui rembourser les salaires versés à M. C jusqu'à la délivrance d'une autorisation de le licencier à titre de dommages et intérêts. Par un jugement n° 2004512 du 26 octobre 2021, le tribunal administratif a annulé ces deux décisions et a condamné l'État à verser à la société Alidis une indemnité de 33 614,19 euros en réparation de son préjudice financier.
Par un arrêt n°s 21LY04128, 21LY04204 du 11 janvier 2024, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté les appels formés par M. C et par la ministre chargée du travail contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 mars et 11 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Camille Belloc, auditrice-rapporteure,
- les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Fabiani, Luc-Thaler, Pinatel, avocat de M. C ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qu'il attaque, M. C soutient qu'il est entaché :
- d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit en ce qu'il rejette comme tardives et irrecevables les conclusions qu'il a présentées dans le mémoire enregistré le 24 octobre 2022 au greffe de la cour après les avoir qualifiées d'appel principal, alors que celles-ci devaient être regardées comme un appel incident et n'étaient soumises à aucune condition de délai ;
- d'erreur de droit en ce qu'il confirme l'annulation des décisions de l'inspecteur du travail et de la ministre chargée du travail alors que l'administration, en situation de compétence liée en cas de dégradation de l'état de santé du salarié protégé en lien avec ses fonctions représentatives, était tenue de refuser l'autorisation de licenciement demandée ;
- d'erreur de droit en ce qu'il constate l'existence de nombreux indices démontrant un lien entre la demande de licenciement et ses fonctions représentatives sans pour autant en déduire l'existence d'un tel lien et en exigeant que M. C démontre que le licenciement aurait directement pour origine des obstacles mis par l'employeur à l'exercice de ses fonctions représentatives.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. D C et à Mme B A, sa curatrice.
Copie en sera adressée à la société Alidis et à la ministre du travail et de l'emploi.F3ULM83O
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026