lundi 23 décembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 492862 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:492862.20241223 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | GASPARRI LOMBARD ASSOCIEES |
Vu la procédure suivante :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner l'Etat à lui payer les sommes de 4 000 euros au titre de son préjudice de carrière résultant de l'absence de mise en œuvre des rendez-vous de carrière des personnels techniques et pédagogiques relevant du ministère de la jeunesse et des sports et de 4 000 euros en réparation de son préjudice moral.
Par un jugement n° 1905657 du 4 avril 2022, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Par une ordonnance n° 22MA01543 du 22 mars 2024, enregistrée le 25 mars 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la présidente de la cour administrative d'appel de Marseille a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, la requête présentée à cette cour par M. B.
Par cette requête, enregistrée le 30 mai 2022 au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille, et un mémoire complémentaire, enregistré le 28 mai 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Christophe Pourreau, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado-Gilbert, avocat de M. B ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation du jugement qu'il attaque, M. B soutient que le tribunal administratif de Marseille a :
- commis une erreur de droit en jugeant que l'illégalité commise par l'administration en organisant son entretien de carrière en dehors de la période règlementaire ne constituait pas la cause directe et certaine de l'absence d'obtention d'un avancement accéléré d'échelon et d'une bonification d'ancienneté au motif que le fait qu'il aurait pu faire valoir, lors de l'entretien individuel, ses mérites et ses excellentes notations n'était pas de nature à établir qu'il aurait eu des chances sérieuses de bénéficier d'un avancement d'échelon accéléré d'un an, alors qu'il appartenait au juge de rechercher, en forgeant sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties, si, dans les circonstances de l'espèce, cet avancement d'échelon aurait pu légalement intervenir et aurait été pris par l'autorité compétente ;
- dénaturé les pièces du dossier en estimant qu'il ne justifiait pas qu'il aurait pu bénéficier d'un avancement d'échelon accéléré et, par voie de conséquence, inexactement qualifié les faits de l'espèce en écartant tout lien de causalité entre l'illégalité commise par l'administration et l'impossibilité de bénéficier d'un avancement d'échelon accéléré et ainsi d'une bonification fondée sur l'ancienneté ;
- dénaturé les pièces du dossier et inexactement qualifié les faits de l'espèce en estimant qu'il ne justifiait pas d'un préjudice moral en lien direct et certain avec le comportement de l'administration qui l'a toujours privé de ses droits règlementaires et qui l'a conduit à systématiquement saisir le juge administratif pour les obtenir.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de M. B n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à la ministre de l'éducation nationale.QE9WFYZ5
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026