jeudi 26 juin 2025
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 493099 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2025:493099.20250626 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
Vu la procédure suivante :
M. A C et Mme B C ont demandé au tribunal administratif de Bordeaux de condamner solidairement l'Etat et la société Lisea à leur verser la somme de 315 000 euros augmentée des intérêts au taux légal, en réparation des préjudices subis du fait de la présence et du fonctionnement de la route nationale n° 10 et de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique
Par un jugement n° 1904854 du 22 septembre 2021, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande et laissé à leur charge les frais d'expertise.
Par un arrêt n° 21BX04185 du 1er février 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé ce jugement et, d'une part, condamné la société Lisea à verser à M. et Mme C la somme de 184 000 euros, augmentée des intérêts au taux légal à compter du 5 juillet 2019, capitalisés au 5 juillet 2020 puis à chaque échéance annuelle ultérieure, d'autre part, condamné l'Etat à leur verser la somme de 46 000 euros, augmentée des intérêts au taux légal à compter du 5 juillet 2019, capitalisés au 5 juillet 2020 puis à chaque échéance annuelle ultérieure, en réparation de la perte de valeur vénale de leur propriété située à Marsas (Gironde), enfin, mis à la charge de la société Lisea les frais d'expertise.
Par un pourvoi enregistré le 2 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt en tant qu'il condamne l'Etat à verser 46 000 euros à M. et Mme C, en réparation de leur préjudice.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Sophie-Caroline de Margerie, conseillère d'Etat,
- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'il attaque, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires soutient que la cour administrative d'appel de Bordeaux a :
- commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits en retenant l'existence d'un préjudice grave et spécial alors, d'une part, qu'elle a constaté que les seuils fixés par l'arrêté du 5 mai 1995 relatif au bruit des infrastructures routières n'étaient pas dépassés et qu'il ressort du rapport d'expertise que les gênes sonores n'existent qu'en extérieur ou fenêtres ouvertes et, d'autre part, que M. et Mme C ne se trouvent pas dans une situation spéciale mais dans une zone dotée d'une protection acoustique où se trouvent d'autres propriétés dans la même situation ;
- commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits en retenant l'existence d'un préjudice grave au regard de la seule valeur vénale de leur propriété.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée à M. A et Mme B C.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026