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AccueilJurisprudence administrativeN° 494112

Conseil d'État — Décision N° 494112

mardi 31 décembre 2024

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier494112
ECLIECLI:FR:CECHS:2024:494112.20241231
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationZ
Formation6ème chambre
Avocat requérantSELARL GAILLARD - ROBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. D A a demandé au tribunal administratif de Montpellier, d'une part, d'annuler la décision implicite de rejet du garde des sceaux, ministre de la justice à la suite de son recours indemnitaire préalable du 30 janvier 2020 et, d'autre part, de condamner l'Etat à lui allouer la somme de 534,60 euros au titre de son préjudice économique et à lui verser une indemnité d'un montant de 6 000 euros en réparation de son préjudice moral. Par un jugement no 2001882 du 17 mai 2022, le tribunal administratif de Montpellier a donné acte du désistement de ses conclusions indemnitaires à hauteur de 534,60 euros relatives à la réparation de son préjudice économique et a rejeté le surplus de sa demande.

Par une ordonnance n° 22TL21492 du 6 mai 2024, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 7 mai 2024, le président de la cour administrative d'appel de Toulouse a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi, enregistré le 30 juin 2022 au greffe de cette cour, présenté par M. A. Par ce pourvoi, M. A doit être regardé comme demandant au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 11 juillet 2024, notifié le 15 juillet 2024, le greffe de la sixième chambre a invité M. A à régulariser son pourvoi.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Selon l'article R. 821-3 : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'État, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions de la commission centrale d'aide sociale et des juridictions de pension ".

2. Le pourvoi de M. A, qui n'est pas au nombre de ceux que l'article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l'obligation de ministère d'avocat, a été présenté sans le ministère d'un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation et n'a pas été régularisé malgré l'invitation qui a été adressée au requérant par le greffe de la sixième chambre, réputée notifiée le 15 juillet 2024. Par suite, ce pourvoi n'est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis.

O R D O N N E :

Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A.

Copie en sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.

Fait à Paris, le 31 décembre 2024

Signé : Mme C B

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le secrétaire du contentieux,

par délégation : Marie-Adeline Allain

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