lundi 23 décembre 2024
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 494477 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2024:494477.20241223 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP MARLANGE, DE LA BURGADE |
Vu la procédure suivante :
Les sociétés Passavant Impianti SPA, GLS, Beglar Ingegneria SRL et cabinet Jean de Giacinto ont demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler ou, subsidiairement, de résilier le marché public de conception-réalisation attribué par le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne au groupement d'entreprises composé des sociétés OTV, Stereau, Eiffage Génie Civil, Urbaine de Travaux, Alain le Houedec et Setec-Hydratec, relatif à la décantation primaire des eaux usées de l'usine Seine-Aval. Par un jugement n° 1706045 du 28 mai 2020, le tribunal administratif de Versailles a, après avoir admis l'intervention de la société Neosia SPA, rejeté cette demande.
Par un arrêt n° 20VE01776 du 25 mars 2024, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté l'appel formé par les sociétés Passavant Impianti SPA, GLS, Beglar Ingegneria SRL, Neosia SPA et cabinet Jean de Giacinto contre ce jugement.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 23 mai, 19 août et 4 décembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, les sociétés Passavant Impianti SPA, GLS, Beglar Ingegneria SRL et cabinet Jean de Giacinto ainsi que la société Technimont Services SPA venant aux droits de la société Neosia SPA, demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Robin Soyer, auditeur,
- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Marlange, de la Burgade, avocat de la société Passavant Impianti SPA, et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elles attaquent, les sociétés Passavant Impianti SPA et autres soutiennent que la cour administrative d'appel de Versailles a :
- inexactement qualifié les faits de l'espèce ou, à tout le moins, les a dénaturés en jugeant que l'analyse des modes de défaillances et de leurs effets préliminaires qu'elles avaient incluse dans leur offre aurait été incomplète et en jugeant que leur offre était irrégulière pour ce motif ;
- insuffisamment motivé son arrêt, commis une erreur de droit et une erreur de qualification juridique des faits ou, à tout le moins, dénaturé ces faits en jugeant que le règlement de la consultation et le programme fonctionnel détaillé exigeaient deux études séparées pour l'analyse des modes de défaillances et de leurs effets et l'évaluation préliminaire des risques, et que ce formalisme répondait notamment à la nécessité de pouvoir comparer les offres soumises, de sorte qu'à défaut de produire deux études distinctes, leur offre était irrégulière.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi des sociétés Passavant Impianti SPA et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la société Passavant Impianti SPA, première requérante dénommée.
Copie en sera adressée au Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, à la société OTV, à la société Stereau, à la société Eiffage Génie Civil, à la société Urbaine de Travaux, à la société Alain le Houedec et à la société Setec-Hydratec.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026