LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 494963

Conseil d'État — Décision N° 494963

vendredi 13 février 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier494963
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:494963.20260213
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP VPNG AVOCATS ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales (FRENE 66) a demandé au tribunal administratif de Montpellier d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du 4 février 2022 par lequel le maire d’Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) a délivré à la société Domaine des chênes verts un permis d’aménager relatif à un lotissement sur le secteur dit « A... ».

Par un jugement n° 2202735 du 19 mars 2024, ce tribunal a rejeté cette demande.

Par une ordonnance n° 24TL01263 du 3 juin 2024, enregistrée le 7 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le président de la cour administrative d’appel de Toulouse a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi enregistré au greffe de cette cour le 18 mai 2024, présenté par la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales.

Par ce pourvoi, deux nouveaux mémoires et un mémoire en réplique, enregistrés les 29 juillet 2024, 12 septembre 2024 et 21 novembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) de mettre à la charge de la commune d’Argelès-sur-Mer et de la société Domaine des chênes verts la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’environnement ;
- le code forestier ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Karin Schor, maîtresse des requêtes,


- les conclusions de Mme Amélie Fort-Besnard, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SELAS Waquet, Farge, Hazan, Feliers, avocat de la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales, à la SCP Gaschignard, Loiseau, Massignon, avocat de la commune d’Argelès-sur-Mer et à la SARL Gury et Maître, avocat de la société Domaine des chênes verts ;





Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que, par un arrêté du 4 février 2022, le maire d’Argelès-sur-Mer (Pyrénées Orientales) a délivré à la société Domaine des chênes verts un permis d’aménager en vue de la réalisation d’un lotissement au lieu-dit « Le A... », situé sur le territoire de la commune. La Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales se pourvoit en cassation contre le jugement du 19 mars 2024 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l’annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté.

2. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que, dans ses écritures devant le tribunal administratif, l’association requérante soutenait que la demande de permis d’aménager ne contenait pas d’évaluation des incidences du projet sur les sites Natura 2000, en méconnaissance de l’article R. 441-6 du code de l’urbanisme. En s’abstenant de répondre à ce moyen, qui n’était pas inopérant, le tribunal administratif a insuffisamment motivé son jugement et l’a entaché d’irrégularité.

3. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens du pourvoi, que la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales est fondée à demander l’annulation du jugement qu’elle attaque.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune d’Argelès-sur-Mer et de la société Domaine des chênes verts la somme de 1 500 euros à verser chacune à la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces mêmes dispositions font, en revanche, obstacle à ce qu’une somme soit mise à ce titre à la charge de cette dernière, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Montpellier du 19 mars 2024 est annulé.

Article 2 : L’affaire est renvoyée au tribunal administratif de Montpellier.

Article 3 : La commune d’Argelès-sur-Mer et la société Domaine des chênes verts verseront chacune à la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune d’Argelès-sur-Mer et la société Domaine des chênes verts au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : La présente décision sera notifiée à la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales, à la commune d’Argelès-sur-Mer et à la société Domaine des chênes verts.


Délibéré à l'issue de la séance du 8 janvier 2026 où siégeaient : M. Stéphane Hoynck, assesseur, présidant ; M. Christophe Pourreau, conseiller d'Etat et Mme Karin Schor, maîtresse des requêtes-rapporteure.

Rendu le 13 février 2026.




Le président :
Signé : M. Stéphane Hoynck


La rapporteure :
Signé : Mme Karin Schor

La secrétaire :
Signé : Mme Juliette Dolley





Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions